dimanche, 19 avril 2009
Kahn, l'anti-Sarko.
On ne peut pas être plus différent de Sarkozy. Autoportrait de Jean-François Kahn, candidat aux européennes: "Je suis en tout point opposé à ce président : j'aime le vin et le fromage qui pue, Chirac m'est sympathique, je suis radicalement étranger au bling-bling, je ne me regarde pas à la télévision. Et je déteste la gauche caviar." La chanson française, tout de même?
L'amateur d'opéras et d'opérettes balaie: "Sarkozy aime Mireille Mathieu, moi Léo Ferré." Reste peut-être le Tour de France, mais ça ne suffit pas... Et le chef de file du Modem dans la circonscription de l'Est sonne la charge: "On va faire un petit jeu, lance-t-il aux 250 personnes venues l'écouter jeudi dernier à Pont-à-Mousson. Je vous donne 30 secondes pour citer une très grande réforme de Sarkozy." Kahn, au fil des réunions, brocarde le "mépris qu'a Sarkozy pour son propre camp" et il rappelle que le Président posait en photo avec Bush, et nomme lui-même les patrons de l'audiovisuel public: "Qu'on m'explique la différence avec Poutine!"
Poutine? Ça peut vexer. JFK raconte avec gourmandise une colère rapportée de son adversaire. "Un jour, avant la présidentielle, Nicolas Sarkozy a dit à deux de mes journalistes: "Vous voulez savoir ce qu'est un journal de fascistes et d'enculés? C'est Marianne et Jean-François Kahn!" Je lui ai renvoyé une lettre en lui demandant comment il savait pour "enculé" !"
Sarkozy dépeint en "populiste bonapartiste"
Dans le combat, JFK est constant. Dès 2004, il s'interrogeait dans Marianne: "Sarkozy est-il fou ?" A l'été 2005, son journal invitait des psys à analyser le ministre de l'Intérieur. "Il a été le premier à mettre au jour les failles psychologiques, la fringale de pouvoir personnel, les amis patrons du CAC 40", estime Maurice Szafran, directeur de Marianne. A la veille de la présidentielle, l'hedomadaire devenait un organe de combat. Un numéro spécial, "Le Vrai Sarkozy", écrit par le patron, dépeignait le candidat en "populiste bonapartiste". "Même dans la rédaction, on m'a reproché de trop insister sur la psychologie de Sarkozy." Vendu à plus de 400.000 exemplaires, l'hebdo s'installe en organe central des antisarkozystes. En février 2008, c'est encore Kahn qui lance un "appel à la vigilance républicaine" signé par Bayrou, Villepin et Royal: un front de libération contre un président surnommé le "petit César"?
François Bayrou: "Nous marchons du même pas"
Mis à part ça, Kahn ne fait pas campagne contre Sarkozy, "qui n'est pas responsable de la crise". JFK aime aussi la politique pour elle-même. Il prône le "licenciement" de Barroso, un grand emprunt patriotique, une taxe sur les flux financiers variables. Il attaque la gauche comme la droite au nom du "centrisme révolutionnaire", l'idéologie "kahnienne" depuis trente ans, à nouveau expliquée dans un livre, L'Alternative, qui paraît mercredi (Fayard). Son programme? "Une société qui ne mettra au centre ni l'Etat ni le profit mais l'homme."
On croirait du Bayrou? "Le discours de Bayrou pour lancer la campagne européenne, c'était 100% kahnien !", sourit-on à Marianne. "Nous marchons du même pas. Il n'y en a pas un qui soit le gourou ou le nègre de l'autre", corrige Bayrou, qui publie, le 30 avril, Abus de pouvoir (Plon), contre Sarkozy.
Kahn n'a pas sa carte du Modem. Mais il a franchi le pas qui sépare le commentaire engagé de l'action. En 1967, il refusait une proposition de Mitterrand de se présenter à Bron aux législatives. Aux européennes de 1984, juste avant de créer L'Evénement du Jeudi, il soutenait la liste écolo-centriste ERE. "Dans la famille, on se demandait quand il se déciderait, se réjouit son frère Axel. Aujourd'hui, il s'éclate." Avec Kahn, même la visite d'une entreprise de comté est un acte militant: "Défendre le fromage au lait cru, c'est fondamental. Imposer la pasteurisation, cela ressemble à la pensée unique!", s'insurge le septuagénaire, une Heineken à la main. Parfois, la fatigue affleure. Mais au micro, il serre les poings, postillonne, se passionne. Il n'a toujours pas le permis de conduiremais il a acheté un portable.
Le Journal Du Dimanche en version PDF sur leJDD.fr
http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200916/kahn-l-anti-sark...
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dimanche, 12 avril 2009
"Un autre monde est possible. Nous allons le construire"
"Nous vivons une crise, mais le mot « crise » est un mauvais mot. Le mot crise laisse entendre que l’on est dans une parenthèse, qu’il y a eu une interruption d’un processus et que ce processus va reprendre"...
Dès le début de son discours de clôture de la convention sur l'Europe, (le 29 mars), François Bayrou a placé la barre électorale très haut : à la hauteur d’un changement de modèle de société. Extraits.
Les intervenants à la Convention "ont exprimé la certitude que cela ne reprendra pas après et tant mieux, parce que le modèle de société dans lequel nous étions enfermés ne convenait pas à l’essentiel de ce que nous croyons de la vie.
Pendant la campagne présidentielle, je disais « je suis en désaccord avec Nicolas Sarkozy, parce qu’il a décidé de rallier la France au modèle américain ». Et à l’époque -je prends à témoin ceux qui m’entourent- beaucoup de proches disaient « mais pourquoi parles-tu toujours du modèle américain ? Après tout, c’est bien l’Amérique, on a de la croissance, on a une société d’opportunité ». J’étais frappé par cela.
C’est que ce modèle qui était en train de mettre son emprise définitive, croyait-on, sur la globalisation, venait en contradiction avec nos valeurs fondamentales : liberté, égalité, fraternité. (Avec) le modèle républicain que la Constitution définit, en disant : « la République est démocratique, laïque et sociale ».
Je ne connais rien de moins démocratique que le régime que l’on est en train de mettre en place en France, de moins laïque que les déclarations qui ont été faites, de moins sociales que les orientations qui ont été prises.
Tout l’argumentaire qui a été développé contre ce projet républicain : « c’est ringard », cela ne marche pas le « soi-disant modèle social français », les mètres cubes d’encre que l’on a fait couler pour nous persuader que « pour être modernes », il allait falloir que l’on abandonne cet idéal pour rejoindre le courant dominant de la globalisation … cet argumentaire est aujourd’hui ruiné, le modèle que l’on voulait nous imposer s’est effondré sous nos yeux.
Ce que nous disons là, tous ensemble, est très simple, très ambitieux, très subversif et après tout, nous acceptons de l’être. C’est même cela l’engagement politique, c’est qu’un autre monde est possible.
Un autre monde est possible. Cet autre monde, nous allons le construire. Le projet que nous présentons est un projet de confrontation avec ceux qui gouvernent aujourd’hui."
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vendredi, 06 mars 2009
LE MODEM ET L'EUROPE.DE L'HUMANISME.
17:18 Publié dans Demain, la politique. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 27 février 2009
Jean-François Kahn: la crise est chez nous "comme le nuage de Tchernobyl"
Jean-François Kahn, tête de liste du Mouvement Démocrate dasn la circonscription Grand Est pour l'élection européenne de juin, a déclaré mercredi à Belfort qu'il fallait arrêter de dire que "la crise va passer à côté de nous, comme le nuage de Tchernobyl". "On vient d'apprendre les chiffres du chômage", en augmentation de 90.200 chômeurs en un mois de janvier à décembre, "ce qui est un record absolu dans notre histoire", a-t-il dit à environ 300 personnes, lors de son premier meeting de campagne pour les européennes....
(Lire la suite)
"Il faut arrêter de dire que la crise, comme le nuage de Tchernobyl, va passer à côté de nous ou encore, comme l'a déclaré Nicolas Sarkozy il y a 15 jours, que la France est moins touchée que les autres", a déclaré Jean-François Kahn.
Pour le candidat du MoDem, "une mesure, qui avait été prise avant la crise, devrait être annulée: c'est l'exonération des charges des heures supplémentaires qui décourage la création d'emplois, surtout en temps de crise", a-t-il estimé. Il a également accusé le président Sarkozy de "lancer des polémiques qui divisent comme l'histoire Pérol, la nomination des présidents de France Télévisions par le président ou la réforme des institutions", alors que l'urgence imposerait au pays de "faire bloc contre le chômage et la crise". "Il est inutile d'ajouter des polémiques aux polémiques, on n'est pas obligés de cliver le pays", s'est-il exclamé.
Sur le fond, il a reproché au président d'imposer un rapprochement entre la Banque Populaire et la Caisse d'Epargne et d'y nommer son principal collaborateur politique "comme s'il devenait lui-même directeur par intérim: tout finit par remonter au président". "Je ne suis pas sûr qu'une personne qui a eu en charge un dossier concernant ces deux banques puisse légalement en devenir directeur, il faudrait vérifier", a-t-il noté également.
18:38 Publié dans Demain, la politique. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 13 février 2009
Le MODEM A LANCE SA CAMPAGNE ELECTORALE.

14:10 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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JEAN-FRANCOIS KAHN : Dire qu'il faut construire une autre société - et non refonder le capitalisme - centrée sur l'humanisme est en soit révolutionnaire,
A 70 ans, Jean-François Kahn s'essaie à la politique. En juin prochain, lors des élections européennes, l'ancien journaliste conduira la liste du Modem dans la région Est. Un scrutin que ce pourfendeur d'une "bipolarité obsolète" compte bien remporter. Interrogé par leJDD.fr, le fondateur de Marianne exprime également son point de vue sur l'affaire Péan-Kouchner.
Vous êtes tête de liste Modem aux élections européennes. Qu'est-ce qui vous motive?
Cela fait 35 ans que j'essaye de faire avancer l'idée suivante: dépasser une bipolarité obsolète pour permettre l'émergence d'un autre projet. Cela implique le rejet d'une société de type communiste, organisée autour d'un état centralisateur anthropophage, mais également le rejet de la société actuelle, devenue monothéiste du dieu argent. Ces deux schémas ont ou sont en train de faire faillite. Aujourd'hui, il est évident qu'il faut construire autre chose, les événements nous donnent raison. N'étant plus journaliste, j'ai eu envie de porter ce projet devant les électeurs et l'opinion, en Europe qui plus est, car le contre-projet de société que nous soutenons ne peut avoir pour socle que le socle européen, celui de l'humanisme et de la démocratie.
Comment vous sentez-vous au Modem?
Je ne suis pas militant du Modem, je n'en suis même pas membre. Je me considère comme un compagnon de route du Modem. Les gens me connaissent depuis longtemps, savent que je partage leurs idées. Ils m'ont donc accueilli très chaleureusement. J'ai pu m'en rendre compte dimanche dernier à la Mutualité pour le lancement de la campagne européenne. Quant à mes rapports avec François Bayrou, ils sont très bons.
Vous vous revendiquez du "centrisme révolutionnaire". Pensez-vous que le Modem est révolutionnaire?
Dire qu'il faut construire une autre société - et non refonder le capitalisme - centrée sur l'humanisme est en soit révolutionnaire, même si François Bayrou ne reprend pas à son compte ce qualificatif. Pour aller plus loin, je réfute le terme, violent, de "rupture" employé par Nicolas Sarkozy. La rupture signifie que l'on veut faire table rase du passé. Ce n'est pas ma démarche. Moi, je veux prendre ce que le gaullisme, le socialisme ou le libéralisme a de meilleur et le recomposer autour d'un nouveau centre, autour de l'homme dans sa dimension collective. C'est ça une révolution!
Ce sont des mots, mais dans les faits, le Modem a perdu de son aura depuis la présidentielle de 2007...
Je ne suis pas d'accord. Aux législatives, la plupart des députés sortants du centre ont viré à droite, il était donc logique que le Modem se retrouve faiblement représenté. Aux municipales de 2008, si l'on regarde les villes dans lesquelles le Modem a présenté des candidats, il y a réalisé un score de 16%. Ce n'est tout de même pas si mal. Et pour les européennes, j'y crois. Nous allons réaliser de très bons scores.
Quels sont vos objectifs justement?
A titre personnel, je compte bien arriver en tête, devant l'UMP et le PS!
Quel regard portez-vous sur l'action de Nicolas Sarkozy par rapport à la crise?
D'abord, je suis le premier à dire que Nicolas Sarkozy n'est pas responsable de la crise économique. Les autres dirigeants mondiaux qui y sont également confrontés ne font pas mieux que lui. Il en va d'ailleurs de même avec la situation aux Antilles. La crise sociale actuelle est surtout due aux mauvaises politiques du passé. En revanche, Nicolas Sarkozy est entièrement responsable d'erreurs économiques majeures et incompréhensibles accumulées depuis deux ans, à commencer par le paquet fiscal de l'été 2007. Je pense surtout que son plus grand tort est, par narcissisme, de s'entêter à ne pas reconnaître ses erreurs et à les corriger.
Que vous inspire la situation sociale en France?
S'il n'est pas responsable de la crise, Nicolas Sarkozy paye deux choses. D'abord, la concentration du pouvoir. En se plaçant systématiquement en première ligne, en criant systématiquement "C'est moi, c'est moi, c'est moi!", il cristallise sur sa personne l'ensemble des critiques et il le paye cher. Ensuite, c'est un président qui tient régulièrement des propos méprisants, tantôt pour ses ministres, tantôt pour son propre parti, pour les chercheurs, pour les ouvriers, pour les magistrats, etc. Tout cela s'accumule et conduit à une explosion puisqu'à un moment ou à un autre, tout le monde se sent méprisé. C'est grave, à tel point qu'à mon avis, il ne pourra pas remonter la pente.
10:36 Publié dans Le Mouvement Démocrate., Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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samedi, 03 janvier 2009
MAINTENANT, C'EST QUAND?
L'europe doit assumer sa part de responsabilité dans la crise climatique, jouer son rôle de leader et peser sur les négociations qui vont se tenir en décembre à Poznan, en Pologne, sous l’égide de l’Onu. Pour suivre les négociations et se mobiliser, rendez-vous sur le site
inter-associatif www.timetolead.eu
Maintenant c'est....
AU CHOIX (plusieurs réponses possibles) :
Quand les poules auront des dents...
Quand on ne prendra plus les citoyens pour des imbéciles...
Quand on fera de la politique au service des citoyens et de la planète...
Quand on ne cumulera plus les mandats...dans le seul but de s'enrichir et d'empêcher tout nouvel élu de faire de l'ombre...à l'ancien...du même parti....
Quand les élus ne se partageront plus les mandats et les territoires en fonction de leur ancienneté dans le parti, à la manière dont les seigneurs du moyen âge se partageaient les terres et les serfs qui les peuplaient...
Quand les élus vivront comme des citoyens ordinaires...
Quand le service des citoyens (y compris au niveau local) ne sera plus un simple moyen de faire une carrière professionnelle en marchand sur tous les rivaux...
Quand nous serons assez avisés pour sanctionner ceux qui ne tiennent pas leurs promesses...
Quand les citoyens responsables s'uniront pour faire eux-mêmes ce que les politiques ne savent que promettre...
Quand on fera de la politique AUTREMENT !
Comme disait Goscinny : « c'est pas demain la veille!! »

19:41 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : europe, ecologie, greenpeace climat nucléaire efficacité energétique |
jeudi, 19 juin 2008
F. BAYROU, POURQUOI LES IRLANDAIS ONT DIT NON, POURQUOI NOUS SOMMES ENTRES DANS UNE SOCIETE D'INEGALITES CROISSANTES ET COMMENT EN SORTIR....
12:25 Publié dans Demain, la politique., Ecologie, Economie locale, Le Mouvement Démocrate., Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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