samedi, 11 avril 2009

EXPOSITION : GIANI MOTTI A LA FERME DU BUISSON.

giani.jpgVéritable génie de l'appropriation et de la manipulation des événements quotidiens ou médiatiques, Gianni Motti présente des actions qui se répercutent sous forme d'interférences absurdes et ironiques, et se transforment en outils de protestation sociale et politique à l'efficacité redoutable.

Communiqué de presse

Gianni Motti
Gianni Motti

Le Centre d'art de la Ferme du Buisson accueille Gianni Motti pour un double projet mené en collaboration avec le centre d’art la synagogue de Delme. Artiste démiurge et résolument inclassable, Gianni Motti aura marqué en vingt ans d'activisme artistique la scène internationale.

Il est l'inventeur d'une figure aujourd'hui identifiable parmi toutes : l'artiste à la fois hors norme et citoyen ordinaire, menant une vie « exemplaire ». Fidèle à sa devise - être au bon moment au mauvais endroit -, il intervient sur tous les fronts, le plus souvent hors du monde de l'art.

Promenant sa désinvolture légendaire dans tous les domaines de la sphère sociale, Gianni Motti affirme ainsi la capacité de l'artiste d’opposer sa totale liberté à toute forme de suprématie. Véritable génie de l'appropriation et de la manipulation des événements quotidiens ou médiatiques, il met au point une stratégie artistique faite d’infiltrations et de détournements de situations existantes.

Ses actions se répercutent sous forme d'interférences absurdes et ironiques, et se transforment en outils de protestation sociale et politique à l'efficacité redoutable.

Souvent synonymes de désordre public, elles apparaissent comme le grain de sable susceptible de faire dérailler tous les systèmes, aussi rodés soientils. En 1986, il revendique auprès des agences de presse du monde entier l'explosion de la navette Challenger. En 1989, il profite d'une procession religieuse dans le nord de l'Espagne pour organiser son propre enterrement.

En juin 1992, il se déclare responsable du tremblement de terre qui provoque dans le désert californien une fissure de soixante-quatorze kilomètres de long, encore visible aujourd’hui.

En 1997, il se substitue au délégué indonésien dans une session des Droits de l'Homme aux Nations Unies et intervient en faveur des minorités, provoquant l'interruption de la séance.

En 2003 avec l'artiste Christoph Büchel, il propose au gouvernement cubain d’expulser les Etats-Unis qui occupent illégalement la baie de Guantanamo pour la transformer en centre culturel.

En 2006, il entreprend une marche à pied dans l'accélérateur de particules le plus puissant au monde, à la recherche de « l’anti-Motti ». Aujourd'hui, Gianni Motti se dédouble pour une exposition en deux temps à la Ferme du Buisson et à la synagogue de Delme.

En intervenant à Noisiel, il investit un lieu emblématique du développement du capitalisme en France, laboratoire de ce que l'on considérait alors comme un « capitalisme idéal ». Ancienne ferme des usines Menier - cité ouvrière modèle et véritable empire industriel préfigurant les multinationales - la Ferme du Buisson porte l’héritage industriel mais aussi utopique du XIXe siècle et témoigne d’une époque où le capitalisme n'était pas seulement un modèle économique mais une idéologie.

Dans ce contexte particulier et en période de crise économique mondiale, l’artiste concevra un projet inédit, qui mettra une fois de plus radicalement à l'épreuve nos systèmes de valeurs.

Vernissage

Jeudi 9 avril 2009 de 18h à 21h

Navette gratuite sur réservation : départ 18h devant l'Opéra Bastille.
Le deuxième volet de l'exposition aura lieu au centre d'art la synagogue de Delme du 29 mai au 15 septembre 2009

mardi, 24 mars 2009

« La journée de la jupe » : LE film qui pulvérise l’islamiquement correct

Comme 2.245.000 d’entre vous, j’ai vu le film « La journée de la jupe » avec Isabelle Adjani vendredi soir sur Arte (1). J’ai compris alors les difficultés du réalisateur pour faire et diffuser ce film : boycott des producteurs, puis des chaînes de télévision, et enfin des salles de cinéma : il est tout simplement très politiquement incorrect ! Saluons donc Arte qui a eu le courage de briser le plafond de verre médiatique en programmant cette œuvre de Jean-Paul Lilienfeld, ce qui lui vaut un record historique d’audience. Et pour ceux qui n’ont pas pu voir le film, sachez qu’il est en ligne sur Internet jusqu’au 26 mars (2), et qu’il sortira dans les salles le 25 mars.

Je laisse aux cinéphiles le soin de décrire les qualité techniques du film. Pour ma part, j’ai apprécié le côté thriller où dès la première minute et jusqu’à la dernière, on est tenu en haleine par un scénario d’une rare densité, et par une approche à la fois humaine et technologique de cette situation de crise. Par exemple, la vulgarisation rassurante des méthodes du Raid vaut mieux qu’un documentaire spécialisé. Mais passons aux différents « messages » du film, qu’on n’avait jamais vus aussi explicites et réunis dans une même œuvre de fiction française jusqu’à présent.

Pour lire la suite :

vendredi, 16 janvier 2009

L'HISTOIRE PAR L'IMAGE.

Terreur.jpg

http://www.histoire-image.org/index.php

Réalisé par la Réunion des musées nationaux (RNM) en partenariat avec la Direction des musées de France et la Direction des Archives de France, l'Histoire par l'image s'est donné l'ambition d'enrichir la connaissance du passé à travers les œuvres d'art et les documents iconographiques qui s'y rapportent. Bien des œuvres, quelle que soit leur nature (peinture, sculpture, photographie, dessin, gravure…), restent trop souvent utilisées comme de simples illustrations et méritent d'être analysées au-delà de la brève légende qui les accompagne le plus souvent. Ces œuvres ne renvoient pas seulement aux événements marquants de l'histoire de France (révolutions, guerres, changements de régime…). Les artistes des siècles passés nous ont en effet laissé une somme remarquable de témoignages sur les grandes évolutions sociales et culturelles que la France a connues depuis la Révolution.

A notre avis...

Un très bel outil destiné aux enseignants et étudiants, mais également aux curieux. 1613 oeuvres et 892 études sont aujourd'hui mises en ligne sur ce site qui propose une recherche thématique regroupant, par exemple, 43 études sur le thème de la "Ville", 16 sur les "Expositions universelles et coloniales" ou 24 sur les "Lieux de sociabilité". Une recherche par index est également proposée avec, notamment, 35 études pour "Architectures" et 21 pour "Urbanisme".

jeudi, 04 décembre 2008

UN CRI, UN GESTE, UN PAS : voilà ce que donne à voir "Une exposition chorégraphiée", à la Ferme du Buisson - jusqu'au 21 décembre,

Espace nu, lumière crue, trois danseurs : du vendredi au dimanche, de 14 heures à 20 heures, ils interprètent les "compositions" que leur ont offertes sept plasticiens, musiciens ou chorégraphes. Là où d'habitude ce centre d'art, dirigé par Julie Pellegrin, montre des oeuvres d'art, des corps investissent l'espace, concentrés. Qu'ils soient seuls ou entourés des gamins d'une classe du coin, the show must go on. Habiles performeurs appartenant au collectif Le Clubdes5, ils chantent, chahutent, combattent, se cachent sous les combles : même leurs temps de pause, café-toilette, ont été "envisagés" par la plus célèbre des artistes invités, la chorégraphe Jennifer Lacey.

ferme buisson.jpgTOUTOU DÉBOUSSOLÉ

Chaque jour, le programme change, selon leur inspiration. Pas de répit pour eux ni pour le visiteur. Impossible d'être passif : s'asseoir ou se lever ? Se poser et attendre, ou suivre les danseurs comme un toutou déboussolé ? Un babil attire soudain l'attention, qui se finit en gammes de soprano. Les danseurs se mettent à quatre pattes, en faisant avec leur bouche des claquements mous de chevaux. Deux d'entre eux se démènent comme des monstres. Le musicien Michael Parsons leur donne des cartes avec des gestes à exécuter de manière aléatoire, en une "pièce de musique visuelle".

Cette exposition, sans conteste la plus originale de l'hiver parisien, a été conçue par Mattieu Copeland. Coutumier des projets radicaux, le jeune commissaire s'est déjà fait remarquer en éditant Perfect Magazine (éd. Forma), un livre blanc, dont les écrits n'étaient visibles qu'à la lumière noire ; il coorganise aussi, avec le conservateur Laurent Le Bon et l'artiste John Armleder, une rétrospective des expositions vides - une dizaine de salles vides d'oeuvres allant d'Yves Klein à Robert Barry - pour le Centre Pompidou, fin février 2009. A Noisiel, il réactive l'art de la performance, conscient que le meilleur de ce que nous ont laissé les années 1970 s'applique au désarroi contemporain.

 

www.lafermedubuisson.com


Emmanuelle Lequeux - Le Monde

samedi, 29 novembre 2008

VIE CULTURELLE AU VAL MAUBUEE

 

dansolal.jpgLa calendrier des activités culturelles de décembre sur le val Maubuée est paru

Il est consultable à l'adresse ci-dessous :

"Noël en Partage"

http://fr.calameo.com/read/000011852a4041648c860

 

 

 

mercredi, 26 mars 2008

Gilles Deleuze C comme Culture.

mercredi, 13 février 2008

La culture, une ambition majeure,

la culture est une fonction essentielle dans une ville.

Nous voulons développer la pratique des arts plastiques pour tous les âges. Développer les spectacles et les rencontres intellectuelles.

A cet égard nous devons déplorer le fait que la ville ne dispose pas d'une salle de spectacle municipale. En effet, la ferme du Buisson (la Belle endormie,) est une salle à programmation nationale et « expérimentale » qui a très peu d'impact sur la vie culturelle de Noisiel et qui échappe totalement à la Mairie. Et l'auditorium de l'école de musique (propriété du SAN) est affectée aux activités de celle-ci. Les 7 soirées par an réservées à la programmation municipale, ne contredissent pas cette réalité.

Pourtant, les autres communes du Val Maubuée ont toutes leur salle de spectacles. De ce point de vue, nos intérêts ont-ils été bien défendus?