mardi, 14 avril 2009

Se méfier des banquiers....

“Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat.
Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquise.”


C'était en 1802, Thomas Jefferson était Président des Etats Unis, et on aurait dû l'écouter et s'en souvenir...

vendredi, 06 mars 2009

François Bayrou suggère au gouvernement de revoir sa copie sur la réforme du statut des enseignants chercheurs

Plusieurs milliers d'enseignants-chercheurs et étudiants ont à nouveau manifesté ce 5 mars à Paris et en province contre plusieurs réformes lancées à l'université. Le gouvernement a pourtant tenté au cours des derniers jours de désamorcer la contestation en gelant des suppressions de postes et en acceptant de réécrire le décret litigieux sur le statut des enseignants-chercheurs. Mais, "la crise est profonde", a déclaré François Bayrou, le patron du MoDem, ancien ministre de l'éducation, lors de son passage aujourd'hui à Bordeaux.

bayrou 5.jpg"Il y a aujourd'hui une grande incompréhension et une grande défiance entre les enseignants-chercheurs et le pouvoir politique en place", analyse François Bayrou. L'ancien ministre de l'Education nationale a ainsi rappelé les propos "malheureux de Nicolas Sarkozy, qui, dans son discours du 22 janvier, laissaient penser que les enseignants chercheurs n'étaient pas à la hauteur". Selon lui, le principal danger de son projet de réforme concerne la réforme du concours de recrutement. "Si un master d'enseignement est créé, que fera-t-on des gens qui réussissent le master et échouent au concours ?", s'interroge-t-il.

L'Etat voudrait-il favoriser les contrats précaires dans l'Education ?
"Un tel projet signifie que l'on veut favoriser des contrats locaux précaires (contractuels) aux dépens de titulaires nationaux", explique l'ancien candidat aux présidentielles. Pour lui, il n'est pas question non plus que le président de l'Université concentre tous les pouvoirs et évalue les recherches. François Bayrou a donc demandé au gouvernement de "tout reprendre à zéro sur le sujet, de tout remettre à plat".

Un sentiment d'injustice du côté des classes moyennes :
Le patron du MoDem a également donné son sentiment sur le climat social, relevant qu'il y a "une très grande distance entre le discours officiel et la réalité", que de "plus en plus de gens ont des fins de mois difficiles." "Il y a aujourd'hui un sentiment d'incompréhension du côté de la fonction publique et d'injustice du côté des classes moyennes".

vendredi, 27 février 2009

Jean-François Kahn: la crise est chez nous "comme le nuage de Tchernobyl"

kahn.jpgJean-François Kahn, tête de liste du Mouvement Démocrate dasn la circonscription Grand Est pour l'élection européenne de juin, a déclaré mercredi à Belfort qu'il fallait arrêter de dire que "la crise va passer à côté de nous, comme le nuage de Tchernobyl". "On vient d'apprendre les chiffres du chômage", en augmentation de 90.200 chômeurs en un mois de janvier à décembre, "ce qui est un record absolu dans notre histoire", a-t-il dit à environ 300 personnes, lors de son premier meeting de campagne pour les européennes....
(Lire la suite)

"Il faut arrêter de dire que la crise, comme le nuage de Tchernobyl, va passer à côté de nous ou encore, comme l'a déclaré Nicolas Sarkozy il y a 15 jours, que la France est moins touchée que les autres", a déclaré Jean-François Kahn.

Pour le candidat du MoDem, "une mesure, qui avait été prise avant la crise, devrait être annulée: c'est l'exonération des charges des heures supplémentaires qui décourage la création d'emplois, surtout en temps de crise", a-t-il estimé.  Il a également accusé le président Sarkozy de "lancer des polémiques qui divisent comme l'histoire Pérol, la nomination des présidents de France Télévisions par le président ou la réforme des institutions", alors que l'urgence imposerait au pays de "faire bloc contre le chômage et la crise". "Il est inutile d'ajouter des polémiques aux polémiques, on n'est pas obligés de cliver le pays", s'est-il exclamé.

Sur le fond, il a reproché au président d'imposer un rapprochement entre la Banque Populaire et la Caisse d'Epargne et d'y nommer son principal collaborateur politique "comme s'il devenait lui-même directeur par intérim: tout finit par remonter au président". "Je ne suis pas sûr qu'une personne qui a eu en charge un dossier concernant ces deux banques puisse légalement en devenir directeur, il faudrait vérifier", a-t-il noté également.

mercredi, 28 janvier 2009

Marielle de Sarnez: «Sarkozy porte atteinte aux libertés publiques»

sarnez;JPG.jpgLa vice-présidente du Mouvement Démocrate (MoDem), eurodéputée et fidèle de François Bayrou, Marielle de Sarnez, annonce qu'elle sera avec les manifestants lors de la grève de

Entretien avec le Parisien

François Bayrou a voté, hier mardi à l'Assemblée nationale, la motion de censure déposée par le PS. C'est officiel, le MoDem est-il entré dans l'opposition?

Nous défendons des principes républicains, celui de la séparation des pouvoirs, justice-exécutif, ou encore celui de l'indépendance de l'audiovisuel public. Or nous avons le sentiment sur ces questions que Nicolas Sarkozy avec son extrême personnalisation du pouvoir porte atteinte aux libertés publiques. D'ailleurs sur ces sujets, dès le mois de décembre, François Bayrou avait soumis l'idée d'une motion de censure. Il est dans sa logique.

Mardi, il n'empêche, vous avez voté avec la gauche..

Et alors ? Nous votons en accord avec nos convictions. Au-delà des atteintes aux libertés publiques, il y a aussi ces milliards d'euros donnés aux banques sans réelles contreparties. Cette façon du gouvernement de réagir à la crise est choquante. Au minimum, dans cette période difficile, l'exécutif devait s'associer à la gouvernance des banques. Ce qui s'est fait en Grande-Bretagne et en Allemagne.

Nicolas Sarkozy, selon vous, représente-t-il un risque d'atteinte aux libertés?

Absolument. Il incarne une centralisation extrême de l'autorité. Avec lui, il n'y a pas de séparation des pouvoirs. Il ne veut pas de contre-pouvoirs. On le voit avec la suppression du juge d'instruction ou la nomination et la révocation par l'Elysée du président de l'audiovisuel public. Cela n'existe nulle part ailleurs en Europe.

Le MoDem s'associe-t-il à la grève générale lancée par tous les syndicat, jeudi?

Pour ma part, je manifesterai, comme citoyenne, et je pense que de très nombreux militants du Modem seront dans les cortèges. A l’image des Français qui vont se saisir de ce moment pour dire leur angoisse par rapport à la crise économique et sociale, mais aussi leur ras le bol. Ils veulent être respectés. Ils veulent être écoutés. Ils veulent plus de justice et plus d'équité de la part du pouvoir. Pour le moment, ce n'est pas le cas.

Partagez-vous l'exaspération des Français?
Oui. Il existe un décalage incroyable entre un pouvoir qui s'autocongratule et l'inquiétude croissante de tous les Français. Personne n'est aujourd'hui à l'abri.

Nicolas Sarkozy dit comprendre l' "inquiétude" du pays mais il ne veut pas stopper les réformes. A-t-il raison?

D’abord, il a calé sur de nombreuses réformes. Quant aux autres, elle sont souvent mal engagées, et trop souvent imposées par le sommet de l’Etat sans réel dialogue. Celle de l'Education nationale, par exemple. Au bout du compte, elle ne donne pas confiance aux enseignants et n'améliore pas le système éducatif. Ou encore celle de la suppression du juge d'instruction. Au final, la justice sera plus dépendante du pouvoir, et ceux qui auront les moyes financiers s’en sortiront mieux que les autres. Où est le progrès. Où est l’équité ?

marielle.jpgEntre le plan de relance du gouvernement et celui du PS où est celui du MoDem?

On l'a mis sur la table il y a deux mois! C'est un plan de relance européen avec un grand emprunt de l’Union européenne, une politique de grands travaux , sans oublier une aide aux plus modestes. Reste le plus important. Dans ces temps difficiles , Il faut gouverner d'une façon juste et solidaire avec ceux qui souffrent le plus. Ce n'est pas le cas depuis dix-huit mois.

Eric Besson à la direction de l'UMP, est-ce une preuve d'ouverture de la part du parti du président?

Cela démontre au contraire les limites de l’ouverture version UMP ! Je constate d’ailleurs que Nicolas Sarkozy non content d'avoir les pleins pouvoirs sur la politique française ne veut rien lâcher de son emprise sur le parti qui l'a mené à l'Elysée. Il va même jusqu'à participer au conseil national de son parti! Aucun président de la République ne l'avait fait jusqu'à présent. Ce n'est pas la conception que je me fais de la fonction.

Question incontournable: est-il normal qu'au XXI° siècle, en France, une tempête de vent plonge le quart de la France, le Sud-Ouest, dans la pagaille la plus complète? Ni eau, ni électricité...

Non. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi en France on ne fait pas comme dans les autres pays européens l'enfouissement des lignes électriques. On est franchement en retard et ce n'est pas seulement une question de budget.

leparisien.fr

mardi, 06 janvier 2009

Que représentent les 26 milliards du plan de relance français ?

Consulter les shémas animés du Monde :

http://abonnes.lemonde.fr/la-crise-financiere/infographie...

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mardi, 16 décembre 2008

Transport domicile-travail : Plus on est pauvre, plus on paie! "Les salariés à bout de souffle", un livre d'Eric LEBRETON.

autoroute.jpgBien que le prix de l'essence ait baissé (pour combien de temps?), ce livre pose les vrais problèmes du développement anarchique de nos banlieues et des difficultés de vivre de "ceux qui se lèvent (de plus en plus tôt) pour effectuer le trajet entre le lieu où ils habitent et celui où ils travaillent. Dur, dur....

"Domicile-travail : Les salariés à bout de souffle"

Eric Le Breton, Editions Les Carnets de l’Info, mai 2008

Entre domicile et travail, tout se complique pour les salariés. Les agglomérations s’étalent de plus en plus loin des centres-villes et les distances pour aller au travail et en revenir s’allongent. Simultanément, l’emploi se précarise. Les salariés sont toujours plus nombreux à travailler dans le cadre de contrats courts, de missions d’intérim, de temps partiels ; ils sont aussi plus nombreux à travailler la nuit et le week-end.

Pour les petits salaires, un seuil est franchi. À 1,50€ le litre d’essence, les déplacements entre domicile et travail coûtent trop cher. Quand on ajoute les coûts et les difficultés de logement et de garde des enfants, l’organisation de la vie quotidienne, entre la maison et l’entreprise, devient difficile dans la ville d’aujourd’hui.

Trouver et garder son emploi est une gageure pour un nombre croissant de salariés. Faciliter les déplacements vers l’emploi, améliorer l’accès au logement, développer les services de garde des enfants : les pouvoirs publics, à commencer par les communes pour ce qui les concerne comme par exemple une offre élargie des modes de garde des enfants, doivent se saisir de ces questions.

Le transport est devenu le deuxième budget des ménages, après le logement et avant l’alimentation. Le sociologue Eric Le Breton indique que les Français consacrent désormais 17,5% de leur budget aux déplacements, contre moins de 10% en 1960. La hausse de l’énergie remet en cause le choix des très nombreux rurbains qui ont arbitré entre temps de déplacement et coût de l’immobilier lorsque le baril était à 30 dollars.

L’envol des prix de l’immobilier, en hausse de 120% en 10 ans, a accentué le mouvement d’éloignement des centres urbains et de leurs dessertes de transports en commun. La distance moyenne parcourue quotidiennement est passée de 20 km dans les années 1970 à 40 aujourd’hui.

Le Parisien cite aujourd’hui l’exemple de M. Trouillet, magasinier chez Renault, qui fait chaque jour 160 km pour se rendre sur son lieu de travail. Sa femme, guère mieux lotie, en effectue 120. Leur facture mensuelle de carburant atteint maintenant 630 euros, soit plus de la moitié du salaire de Mme Trouillet.

« On ne va plus au restaurant. On économise pour les vêtements », constate-t-il.

La fracture sociale est aussi une fracture territoriale. Un cadre parcourt en moyenne 18 km, un ouvrier 40, précise le sociologue Eric Le Breton. Pour un smicard, le budget transport atteint 20%. « Plus on est pauvre, plus on paye, » fait-il observer.

Contre Info, 13 juin 2008

 

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2060

 

 

 

mardi, 28 octobre 2008

Près de 50% de la dette de Seine-et-Marne est à risque.

La Seine-et-Marne prise au piège des emprunts "toxiques"?
Dans une note publiée ce mois-ci, l’agence de notation Fitch s’inquiète de l’utilisation des produits dérivés par le département: leur montant atteignait fin 2007, 344 millions d’euros, soit 46% de l’encours total de la dette. Parmi ces produits, plus de la moitié comporte un effet de levier qui peut conduire à des "pertes non négligeables en cas d’évolution défavorable des conditions de marché".

Leur impact négatif devrait d’ailleurs entraîner une hausse modérée des charges financières en 2008. Si le département est encore loin de son voisin surendetté, la Seine-Saint-Denis, très gourmand en produits structurés, Fitch souligne néanmoins qu’une exposition accrue à ce type d’outils financiers pourrait être un motif d’abaissement de la note.
par David Bensoussan, journaliste à Challenges, mardi 28 octobre.

samedi, 11 octobre 2008

La crise expliquée avec des Pokémons

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Sur son blog, l'économiste américain Kevin Nhuyen publie un billet pédagogique sur la crise d'un genre particulier. Il explique qu'il a eu une conversation avec sa jeune soeur sur la source de nos malheurs économiques en utilsant... des Pokémons!

 

Kévin: Est-ce que tu as regardé les infos?

Olivia: Oui, mais je n'ai pas bien compris...

Kévin: Imagine que je te laisse emprunter 50 dollars, mais en échange de ma générosité, tu me promets de me payer les 50 dollars plus 10 dollars d'intérêts. Pour être certain que tu vas bien me rembourser, je prends ta carte rare de Pokémon dracofeu.

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Olivia: Kévin – je ne joue plus aux Pokémons!

Kévin: Oui, je vais y arriver. Pour le moment, disons que le dracofeu vaut 50 dollars. Donc, si tu décidais de ne pas me rendre mon argent, au moins j'aurais quelque chose de la valeur de ce que j'ai prêté.

Olivia: Ok

Kévin: Imagine qu' un jour, les gens se rendent compte que Pokémon, c'est .. juste naze. Et tout le monde décide que les cartes sont surévaluées. [...]. Donc maintenant, ton dracofeu vaut, disons, 25 dollars

Olivia: Moui...

Kévin: Mais en même temps, tu as du mal à me rembourser mes 60 dollars. Qu'est-ce que tu vas préférer faire? Essayer de me payer mes 60 dollars ou me laisser ton dracofeu?

Olivia: Ben, je te laisse le dracofeu...

Kévin: Tout à fait! C'est ce que tout le monde ferait. Maintenant, la banque – enfin, moi – j'ai perdu 25$ alors que je voulais en gagner dix. Qu'est-ce que je dois en tirer comme conclusion?

Olivia: Pokémon, c'est naze.

Kévin: Oui, mais essaie d'aller plus loin.

Olivia: Que les cartes Pokémon peuvent perdre de la valeur?

Kévin: Presque - qu'on ne peut pas leur donner une valeur absolue pour toujours. Mais il y a une autre bonne leçon dans cette analogie.

Olivia: Que tu n'aurais pas dû me prêter d'argent?

Kévin: Exactement! Tu as quatorze ans et tu ne gagnes pas ta vie. Qu'est-ce qui pourrait me convaincre de te prêter de l'argent si je suis sûr que tu ne pourras pas me rembourser?

Olivia: Ben... tu as pris mon dracofeu qui vaut 50 dollars. Soit tu gagnes 10$, soit tu as quelque chose de valeur. Si les gens n'avaient pas réalisé que les pokémons, c'est naze, tu n'aurais de toutes façons rien perdu.

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Kévin: Maintenant, au lieu de te prêter 50 dollars, imagine qu'il y a des centaines de milliers de dollars. A la place de la carte Pokémon, imagine une maison. La prospérité des Etats-Unis s'est construite sur l'idée que l'immobilier – ou les Pokémons – ne perdraient jamais de valeur. Multiplie cette pensée par des centaines de gens en Amérique et ça te donne une idée de l'ampleur du problème.
Depuis que tu ne peux plus me rembourser, je ne peux plus payer mes factures et je ne peux plus prêter d'argent. Notre pays est dépendant de notre capacité à emprunter de l'argent.

Olivia: Ca n'a pas de sens. Si je t'emprunte de l'argent, je veux le dépenser!

Kévin: L'idée, c'est que tu vas le dépenser pour quelque chose qui va te rapporter plus tard. Comme des études, ou une entreprise.

Olivia: Oho d'accord. J'ai une question: est-ce que tu as utilisé l'exemple des Pokémons parce que tu penses que je suis une nerd?

Kévin: J'ai juste voulu rendre l'explication plus facile à comprendre...

Olivia: Ok, mais arrête de dire aux gens que je joue à World of Warcraft – maintenant, je suis bien au-dessus de ça.

Kévin: T'en fais pas, Olivia. J'ai fait des trucs pires que ça, avant. As-tu déjà entendu parler de Magic: The Gathering?

Olivia: C'est quoi, ce truc?

(Source: The Bygone Bureau)