dimanche, 12 avril 2009

"Un autre monde est possible. Nous allons le construire"

"Nous vivons une crise, mais le mot « crise » est un mauvais mot. Le mot crise laisse entendre que l’on est dans une parenthèse, qu’il y a eu une interruption d’un processus et que ce processus va reprendre"...

Dès le début de son discours de clôture de la convention sur l'Europe, (le 29 mars), François Bayrou a placé la barre électorale très haut : à la hauteur d’un changement de modèle de société. Extraits.

Les intervenants à la Convention "ont exprimé la certitude que cela ne reprendra pas après et tant mieux, parce que le modèle de société dans lequel nous étions enfermés ne convenait pas à l’essentiel de ce que nous croyons de la vie.

Pendant la campagne présidentielle, je disais « je suis en désaccord avec Nicolas Sarkozy, parce qu’il a décidé de rallier la France au modèle américain ». Et à l’époque -je prends à témoin ceux qui m’entourent- beaucoup de proches disaient « mais pourquoi parles-tu toujours du modèle américain ? Après tout, c’est bien l’Amérique, on a de la croissance, on a une société d’opportunité ». J’étais frappé par cela.

C’est que ce modèle qui était en train de mettre son emprise définitive, croyait-on, sur la globalisation, venait en contradiction avec nos valeurs fondamentales : liberté, égalité, fraternité. (Avec) le modèle républicain que la Constitution définit, en disant : « la République est démocratique, laïque et sociale ».

Je ne connais rien de moins démocratique que le régime que l’on est en train de mettre en place en France, de moins laïque que les déclarations qui ont été faites, de moins sociales que les orientations qui ont été prises.

Tout l’argumentaire qui a été développé contre ce projet républicain : « c’est ringard », cela ne marche pas le « soi-disant modèle social français », les mètres cubes d’encre que l’on a fait couler pour nous persuader que « pour être modernes », il allait falloir que l’on abandonne cet idéal pour rejoindre le courant dominant de la globalisation … cet argumentaire est aujourd’hui ruiné, le modèle que l’on voulait nous imposer s’est effondré sous nos yeux.

Ce que nous disons là, tous ensemble, est très simple, très ambitieux, très subversif et après tout, nous acceptons de l’être. C’est même cela l’engagement politique, c’est qu’un autre monde est possible.

Un autre monde est possible. Cet autre monde, nous allons le construire. Le projet que nous présentons est un projet de confrontation avec ceux qui gouvernent aujourd’hui."

 

 

mardi, 17 mars 2009

Bayrou (Modem): mettre fin au bouclier fiscal, "système insupportable"

bayrou 5.jpgFrançois Bayrou, président du Mouvement Démocrate (MoDem), demande "qu'on mette fin" au bouclier fiscal, "un système insupportable", dans un entretien publié mardi par le quotidien Libération.
"Dans une situation économique aussi grave, la justice exige que chacun participe à la solidarité nationale en fonction de ses possibilités et de ses moyens", estime le député des Pyrénées-Atlantiques.
"Le bouclier fiscal, qui protège les très hauts revenus, est une injustice en soi et devient un véritable scandale en temps de crise"
, ajoute-t-il. "Je demande qu'on mette fin à un système insupportable en supprimant l'ensemble de ce dispositif. C'est une décision urgente", dit-il.
Interrogé sur la proposition du député UMP Pierre Méhaignerie relative à une "contribution exceptionnelle" des très hauts revenus à l'effort national, M. Bayrou juge que "c'est le minimum".

vendredi, 06 mars 2009

Sarkozy est-il dépassé ? (Le Point).

Etat de disgrâce. Il se bat avec son punch habituel, mais la belle machine sarkozyenne semble se dérégler sous la tempête financière. Enquête.

Le contre-pied idéologique :

34484789_p.jpgNicolas Sarkozy s'est fait élire sur des postulats positifs : la croissance permettrait de travailler plus pour gagner plus, sur fond de libération des énergies, de récompense du mérite et de modernisation libérale du système. Patatras ! La crise l'induit à se faire le héraut d'une société d'assistanat et de dépenses publiques à tout-va prodiguées par un Etat soudain réhabilité. Il a du mal à convaincre, tant sa conversion apparente a été brutale. Il peut même irriter au plus haut point ses meilleurs soutiens : « Son histoire des trois tiers [partage des dividendes entre salariés, actionnaires et investissement] a rendu les responsables d'entreprises furieux, explique un député UMP. Ils ont l'impression d'un changement de régime. » Une « trahison » qui trouble les siens, mais qui n'est qu'apparente. Signe qu'il n'est pas vraiment « converti » à des idées sociali- santes, il plaide en privé pour une nouvelle forme de titrisation : « Les subprimes ont été une catastrophe. Il ne faut pas recommencer cette expérience. Mais la titrisation est essentielle pour l'économie. Elle est au coeur du dispositif. Sans elle l'économie mondiale ne peut pas marcher. La surface de prêt des banques doit être décuplée. C'est pourquoi il faut réinventer une titrisation vertueuse. » Pour l'instant, il n'a pas trouvé la formule, et le système bancaire semble gelé. « Magic Sarko » n'a pas pu opérer.

Lire l'enquête :http://www.lepoint.fr/actualites-politique/sarkozy-est-il...

samedi, 28 février 2009

PARLONS NET : FRANCOIS BAYROU.

Cette semaine, Parlons Net reçoit François Bayrou, président du MODEM.

Avec François Bayrou, on parlera donc de la politique sur internet, du rôle des sympathisants et des militants sur la toile. Avant cela, on évoque l’actualité, l’affaire Pérol, Segolène Royal, les européennes, l’impopularité du gouvernement…

Pour interroger François Bayrou, Philippe Cohen de Marianne2.fr, Pierre Haski de Rue89.com et Jérôme Bouin du Figaro.fr. Parlons Net est animé par David ABIKER.
Son: Claire Levasseur, Xavier Lévêque
Images: Philippe Pallarès, Maurice Lévy




 

samedi, 31 janvier 2009

Obama s'attaque aux banquiers, lui...

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Barack Obama a fustigé hier le comportement des banques ayant distribué des bonus alors même qu’elles font l’objet d’une aide d’Etat pour faire face à la crise. En 2008, les primes octroyées aux dirigeants et employés des banques ont atteint près de 20 milliards de dollars. « C’est le comble de l’irresponsabilité, c’est honteux» a déclaré le président américain.

vendredi, 30 janvier 2009

MODEM : François Bayrou partage "l'inquiétude" des manifestants et grévistes

portrait-ecoute-fb.jpgFrançois Bayrou a affirmé aujourd'hui sur France 2 qu'il comprenait et partageait "l'inquiétude" traduite, selon lui, par la journée de grèves et de manifestations, face à un gouvernement qui "parle mal aux Français". "Il faut dire que ça ne va pas, que ce n'est pas acceptable et je suis sûr que beaucoup de Français, en manifestant aujourd'hui, disent aussi que la manière dont on les gouverne, ne les respecte pas". "Les Français ont l'impression qu'on leur parle mal, qu'on les prend pour cibles, alors qu'on devrait les soutenir".
Il a aussi souligné la volonté de Nicolas Sarkozy de vouloir "mettre la main" sur "tout ce qui est aujourd'hui indépendant", aussi bien dans le domaine de la justice, de l'audiovisuel qu'au Parlement.
Précisant qu'il ne manifesterait pas, voulant éviter "une récupération politique de quelque chose qui est plus profond", il a indiqué néanmoins que "beaucoup de (ses) amis vont y être à titre personnel, à titre citoyen".

jeudi, 29 janvier 2009

GREVE DU 30 JANVIER

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SARKOZY NE PEUT PAS ECOUTER TOUS CEUX QI SE PLAIGNENT.

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