mercredi, 11 mars 2009
LES 50 ANS DU PETIT NICOLAS.

Alors que le plus célèbre des écoliers s'apprête à souffler ses 50 bougies, trois événements viennent fêter un demi-siècle d'humour malicieux et bon enfant.
Une idée simple : un petit garçon qui raconte ses aventures dans la cour de récré, comment le proviseur fait "chouic-chouic" quand il marche dans un chewing-gum, ou les colères du surveillant Bouillon. Des prénoms qui font date : Rufus, Alceste, Maixent, Agnan et Clotaire, et les copains rendent l'histoire atemporelle. Plus si petit que ça, le Petit Nicolas revient pour le plaisir de tous et fête ses 50 printemps. Pour fêter l'occasion, trois événements : la sortie d'un recueil d'histoires inédites, une exposition et un film annoncé pour la prochaine rentrée.
Le livre
Un recueil de 10 histoires dont 8 inédites sort ce jeudi en librairies. Les aventures de notre bambin ont été composées par René Goscinny il y a plus de 50 ans, les manuscrits, précieusement conservés par sa petite-fille Anne, qui a décidé de les publier pour l'occasion. Et les aventures du plus coquin des écoliers n'ont pas pris une ride : Sempé a spécialement réalisé 70 aquarelles pour illustrer ce nouveau recueil classiquement intitulé Le Ballon et autres histoires . La boucle se ferme avec la publication de L'Oeuf de Pâques , la toute première nouvelle parue le 29 mars 1959 dans Sud-Ouest Dimanche .
L'expo
À l'Hôtel de Ville, une rétrospective débute vendredi à travers 160 dessins originaux de Sempé, ainsi que des manuscrits inédits puisés dans les archives de Goscinny. La gestation de l'oeuvre et de notre héros en culotte courte est dévoilée au public. L'exposition se déroule entre 10 heures et 19 heures, en entrée libre.
Le film
Une sortie au cinéma, adaptation de Laurent Tirard, accompagnera la prochaine rentrée des classes. Au casting : Kad Mérad et Valérie Lemercier seront les parents, Sandrine Kiberlain la maîtresse d'école et Danny Boon interprétera le rôle du papa sympa. Maxime Godart, 10 ans, incarnera notre héros. À la télévision, une série de 52 épisodes de treize minutes seront prochainement réalisés en dessin animé 3D.
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| Tags : le petit nicolas |
dimanche, 01 mars 2009
"La Méthode Rastignac", de Brigitte Méra : mon coach s'appelle Balzac
Vous rêvez d'une augmentation mais ne savez comment la demander ? Vous aspirez à une promotion mais paniquez à l'idée d'en parler à votre chef ? Bref, l'ambition vous dévore, mais vous voulez éviter de passer pour un arriviste ? Un conseil : lisez Balzac !
Plus question de l'ignorer : La Comédie humaine n'est pas seulement l'un des joyaux de la littérature mondiale. C'est aussi, comme l'explique très doctement Brigitte Méra, un véritable "manuel de développement personnel". Auteur d'une thèse sur les Etudes philosophiques de Balzac et... enseignante en management, cette universitaire en est convaincue : il n'y a pas meilleur "coach" que l'auteur du Père Goriot. Et pas plus beau modèle que Rastignac.
Comment un provincial désargenté devient-il en quelques années l'un des hommes les plus influents de la capitale ? Comment passe-t-on de la sordide pension Vauquer au luxueux salon du baron de Nucingen puis aux ors du ministère de la justice ? Brigitte Méra a suivi pas à pas l'irrésistible ascension de Rastignac. Et en a tiré quelques enseignements - diagrammes et équations à l'appui.
Leçon no 1 : le savoir ne sert à rien s'il ne s'accompagne pas de savoir-faire. Le jeune Eugène en prend vite conscience. Venu à Paris pour apprendre le droit, il ne tarde pas à abandonner ses livres pour se lancer dans un projet beaucoup plus intéressant : séduire Delphine de Nucingen et, partant, s'introduire dans l'une des familles les plus riches de Paris. Traduction : faites de belles études mais ne négligez pas l'essentiel, constituez-vous un "réseau".
Leçon no 2 : savoir s'adapter. Rastignac est aussi à l'aise avec Vautrin, l'ancien forçat, qu'avec l'élégante Mme de Bauséant. "Il est souple comme une anguille", dit de lui le marquis d'Ajuda-Pinto. Autrement dit : ne perdez pas de vue ce que vous voulez obtenir, mais n'oubliez pas d'être flexible et pragmatique pour parvenir à vos fins.
Leçon no 3 : ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Cela, Rastignac l'apprendra à ses dépens. La mort de son protecteur, le puissant de Marsay, suffit en effet à fragiliser sa carrière. Brigitte Méra en tire la conclusion suivante : "Gare au choix de l'allégeance à un seul dirigeant comme moteur d'évolution ! (...) Si le mentor perd de son influence, tout s'écroule."
Fort de ces préceptes et de dizaines d'autres, résumés dans des fiches synthétiques à la fin de chaque chapitre, vous voilà prêt, comme le héros balzacien, à prendre d'assaut "le champ de bataille de la civilisation parisienne". Ne perdez plus une minute : tel Rastignac face à Paris depuis le Père-Lachaise, embrassez du regard votre open space et n'ayez plus peur de le dire : "A nous deux, maintenant !"
LA MÉTHODE RASTIGNAC de Brigitte Méra. Tallandier, 304 p., 21 €.
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/02/26/la-meth...
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| Tags : balzac, rastignac |
vendredi, 16 janvier 2009
LE BATEAU LIVRE EN BLOG!!
Frédéric Ferney ouvre son blog. Débarqué de la belle émisson littéraire qu'il animait sur France 5, le Bateau Livre, Fréderic Ferney vient d'ouvrir son blig. Il y parle d'une plume inspirée de ses deux passions, le théâtre et les livres.
Je vous invite vivement à lui rendre une visite en cliquant sur ce lien :
http://fredericferney.typepad.fr/mon_weblog/

Voici un extait de son dernier "papier":
"Sagesse de Sagan
16 janvier
Reçu une leçon de vie de Françoise Sagan. En 1957, après un grave accident de voiture, elle répond à une interview de Madeleine Chapsal; elle vient de publier son troisième roman "Dans un mois, dans un an". C'est une jeune fille, elle a 23 ans.
La journaliste lui demande ce que cet accident a changé dans sa vie. Sagan répond:
- "... les épreuves n'apportent rien parce qu'elles sont rarement suffisantes pour tarir ces deux tendances profondes que sont: un certain appétit du bonheur et un certain abandon au malheur. Cet équilibre, ou ce déséquilibre, chez une personne, varie peu".
Croit-elle qu'on ne change jamais?
- "Si, mais pas comme ça. De toute façons, les changements, dans une vie, sont le plus souvent de surface, de tactique, et seuls les "autres", la rencontre avec les autres, peuvent les provoquer; Stendhal le dit d'ailleurs: << la solitude apporte tout, sauf le caractère>>".
Qu'aime-t-elle, chez un écrivain?
-"... C'est la voix. Certains écrivains ont une voix, qu'on entend dès la première ligne, comme la voix de quelqu'un. C'est ce qui compte pour moi. La voix, ou le ton, si vous préférez.
Qu'appelle-t-elle: solitude?
-"La solitude, c'est cette conscience d'un soi immuable, assez perdu et incommunicable à la fois. Presque biologique, en somme".
Ses ambitions?
-"J'aimerais écrire de très bons livres. Oui, c'est une vraie ambition".
L'argent?
-"C'est bien commode".
Et si elle en avait encore beaucoup plus?
-"... ça serait encore plus commode".
Cet interview est publiée dans un petit recueil intitulé "De très bons livres" (L'Herne)
(.....)
La suite (son analyse) sur son blog, le Bateau libre...
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| Tags : frédéric ferney, critique littéraire, livres |
dimanche, 11 janvier 2009
LA GAUCHE ET LE TRAVAIL : Le temps de la réconciliation.
François KALFON est Maire adjoint de Noisiel.
C'est aussi le co-auteur d'un livre : Le temps de la réconciliation. La gauche et le travail.

- Auteurs : François Kalfon - Tristan Klein
- Éditeur : B. Leprince, Paris
Membres du Parti socialiste, les auteurs analysent les raisons du divorce entre la gauche française et l'électorat sur le travail et les qustions sociales, ce dont est symptomatique le rassemblement autour du candidat de droite lors de l'élection présidentielle de 2007.
Parmi les raisons qui expliquent l'échec de Ségolène Royal à la dernière élection présidentielle, celle du divorce entre la gauche et les salariés est centrale. Le temps de la réconciliation est maintenant venu. Pour réussir cet objectif, il faut répondre aux attentes des salariés sur le pouvoir d'achat ou la souffrance au travail plutôt qu'agiter des slogans loin de leurs préoccupations. Les auteurs se livrent à un examen approfondi des mutations du travail depuis 30 ans. Ils proposent dans cet ouvrage des réponses fondées sur les principes de justice et d'efficacité qui permettent d'envisager le retour rapide au plein emploi de qualité grâce au dialogue social.
Pour François Kalfon, président du Think Tank "La fabrique" et coordonnateur de la Commission économie du PS, les socialistes ne sont plus en phaseavec le monde du travail. Il en explique les raisons et propose des solutions dans ce livre.
Nous reproduisons une interview qu'il a accordée à Cap Finistère une revue socialiste.
Cap Finistère : De quand date le divorce entre le Parti Socialiste et lemonde du travail ?
François Kalfon : Jusqu'au début des années 80, le PS a un discours anticapitaliste et considère l'entreprise comme un lieu d'exploitation et d'aliénation.Mais, en 1983, les socialistes, au pouvoir depuis 2 ans, se convertissent à l'économie de marché. Ils renoncent à modifier les règles du jeu. Ils se désintéressent des questions sociales pour s'engager dans les luttes sociétales. Dans le même temps, le PS gagne les élections locales. Le poids des élus devient prépondérant, chacun gère sa ville, son territoire. Mais le social reste l'essence du socialisme. Nous sommes gênés aux entournures.Nicolas Sarkozy le sent bien et s'engouffre dans la brèche, n'hésitant pas à faire campagne dans les usines.
Cap Finistère : Comment réconcilier le PS et le monde du travail ?
François Kalfon : Il faut parler des vrais sujets. Le SMIC à 1 500 euros neparle pas aux salariés. En revanche, ils attendentde nous des réponses sur lapénibilité du travail, les discriminations ou le pouvoir d'achat. Nous devonsarrêter de voir l'entrepriseuniquement comme le terrain de la lutte des classes,mais plutôt comme un lieu de production de richesses et de rapport de force.Le travail reste le principal vecteur de socialisation, mais les salariés ne restent plus toute leur carrière dans la même entreprise.Les périodes d'activité et de chômage se succèdent. Les socialistes doivent donc apporter des réponses sur la mobilité et la continuité des carrières.Nous devons aussi être offensifs et redistribution aillent de pair. Bref, il faut partir de la réalité de ce que vivent les salariés.
Cap Finistère : Le PS est-il prêt à engager cette réflexion ?
François Kalfon : Les travaux de la Commission économie, que j'ai coordonnés pendant 5 ans, n'intéressent pas les dirigeants du parti. Il faut remettre les militants dans le jeu et organiser des conventions pour trancher des débats de fond :allons-nous généraliser les 35 heures ? Quelle sécurité sociale professionnelle allons nous proposer ? Passerons-nous par la loi ou le contrat ? Etc.
Nos observations :
Disons aussi que le P.S. N'étant plus qu'un cartel d'élus, de leurs conjoints et enfants, des responsables des associations qu'ils subventionnent et des fonctionnaires locaux de leur fief, il ne représentent plus que des intérêts particuliers, les leurs. Si l'on ajoute qu'au moins 50% des socialistes sont des fonctionnaires, on comprend mieux pourquoi Ils s'éloignent de plus en plus des problèmes de dimension nationale qu'ils sont incapables d'appréhender.
16:37 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : ps et monde du travail, politique nationale |
mardi, 16 décembre 2008
Transport domicile-travail : Plus on est pauvre, plus on paie! "Les salariés à bout de souffle", un livre d'Eric LEBRETON.
Bien que le prix de l'essence ait baissé (pour combien de temps?), ce livre pose les vrais problèmes du développement anarchique de nos banlieues et des difficultés de vivre de "ceux qui se lèvent (de plus en plus tôt) pour effectuer le trajet entre le lieu où ils habitent et celui où ils travaillent. Dur, dur....
"Domicile-travail : Les salariés à bout de souffle"
Eric Le Breton, Editions Les Carnets de l’Info, mai 2008
Entre domicile et travail, tout se complique pour les salariés. Les agglomérations s’étalent de plus en plus loin des centres-villes et les distances pour aller au travail et en revenir s’allongent. Simultanément, l’emploi se précarise. Les salariés sont toujours plus nombreux à travailler dans le cadre de contrats courts, de missions d’intérim, de temps partiels ; ils sont aussi plus nombreux à travailler la nuit et le week-end.
Pour les petits salaires, un seuil est franchi. À 1,50€ le litre d’essence, les déplacements entre domicile et travail coûtent trop cher. Quand on ajoute les coûts et les difficultés de logement et de garde des enfants, l’organisation de la vie quotidienne, entre la maison et l’entreprise, devient difficile dans la ville d’aujourd’hui.
Trouver et garder son emploi est une gageure pour un nombre croissant de salariés. Faciliter les déplacements vers l’emploi, améliorer l’accès au logement, développer les services de garde des enfants : les pouvoirs publics, à commencer par les communes pour ce qui les concerne comme par exemple une offre élargie des modes de garde des enfants, doivent se saisir de ces questions.
Le transport est devenu le deuxième budget des ménages, après le logement et avant l’alimentation. Le sociologue Eric Le Breton indique que les Français consacrent désormais 17,5% de leur budget aux déplacements, contre moins de 10% en 1960. La hausse de l’énergie remet en cause le choix des très nombreux rurbains qui ont arbitré entre temps de déplacement et coût de l’immobilier lorsque le baril était à 30 dollars.
L’envol des prix de l’immobilier, en hausse de 120% en 10 ans, a accentué le mouvement d’éloignement des centres urbains et de leurs dessertes de transports en commun. La distance moyenne parcourue quotidiennement est passée de 20 km dans les années 1970 à 40 aujourd’hui.
Le Parisien cite aujourd’hui l’exemple de M. Trouillet, magasinier chez Renault, qui fait chaque jour 160 km pour se rendre sur son lieu de travail. Sa femme, guère mieux lotie, en effectue 120. Leur facture mensuelle de carburant atteint maintenant 630 euros, soit plus de la moitié du salaire de Mme Trouillet.
« On ne va plus au restaurant. On économise pour les vêtements », constate-t-il.
La fracture sociale est aussi une fracture territoriale. Un cadre parcourt en moyenne 18 km, un ouvrier 40, précise le sociologue Eric Le Breton. Pour un smicard, le budget transport atteint 20%. « Plus on est pauvre, plus on paye, » fait-il observer.
Contre Info, 13 juin 2008
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2060
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| Tags : transports, revenus des salariés, crise économique |
vendredi, 20 juin 2008
LE BRASIER : un polar à lire ,
Notre ami François TERRIER publie son premier roman, un polar.
L'histoire:
Une détonation claquedans la nuit silencieuse. Richard Léandri s’effondre lourdement. Il est en enfer ! Pour toujours…
Patron sans scrupule d’une entreprise de communication florissante,il vient de payer ses errements du passé.
Son ancien associé, Sébastien Courtois, se retrouve en première ligne.
Avec l’aide de ses proches, il doit prouver son innocence, mais aussi sauver son amie
Laetitia, victime d’un enlèvement…
En plein doute, Seb est aussi en proie à de terribles cauchemars…
240 pages – 19 euros–
Livre en Commande dès maintenant sur le sitewww.editions-du-polar.com.
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| Tags : lvre, polar, f. terrier |
mardi, 08 avril 2008
André DHOTEL, un auteur à (re) découvrir.
Par Patrick PUIVIF
Auteur de plus de soixante ouvrages dont une quarantaine de romans et de nombreuses publications, André DHOTEL (1900-1991) a été trop souvent relégué dans les marges de la littérature jeunesse et d’évasion ou aux confins du régionalisme pour avoir situé de nombreux écrits dans ses Ardennes natales.
Quelque peu éclipsée par le succès inattendu du Pays où l’on n’arrive jamais (Prix Fémina en 1955), cette œuvre prolifique n’a pourtant rien perdu de sa richesse et de son originalité.
« Méfiez-vous de DHOTEL, aimait à dire Henri THOMAS, méfiez-vous de sa redoutable simplicité ».
Est-ce pour cela qu’on l’a quelque peu oublié ?
Jean PAULHAN, qui fut son éditeur, assurait que la postérité rangerait un jour les livres d’André DHOTEL au seul rang qu’ils méritaient : le premier.Et François MAURIAC, avec qui il ne partageait pourtant pas grand-chose, n’hésitait pas à voir en lui « le créateur du plus étrange de nos univers romanesques ».
Alors, à l’occasion des nombreuses rééditions, découvrons ou redécouvrons Le pays où l’on n’arrive jamais, La Tribu Bécaille, Lumineux rentre chez lui, L’Enfant qui disait n’importe quoi, La Route inconnue et bien d’autres encore.
Pour plus d’informations, il est possible de se rendre sur le site Internet de LA ROUTE INCONNUE, association des amis d’André DHOTEL :
23:12 Publié dans La culture., Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : andré dhotel, littérature |







