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lundi, 31 mars 2008

NON A LA POLITIQUE DE BLOC CONTRE BLOC. F. BAYROU A RAISON

dimanche, 30 mars 2008

Les personnes handicapées réclament un revenu "d'existence"

Trente mille personnes - moitié moins selon la police -, pour beaucoup handicapées, malades chroniques, invalides ou accidentées du travail, ont participé, samedi 29 mars à Paris, à une grande manifestation nationale, à l'appel du collectif Ni pauvre, ni soumis qui réclame une hausse substantielle de leurs allocations. L'Elysée a accepté de recevoir une délégation à l'issue du défilé entre la République et l'Opéra.

Lancé par l'Association des paralysés de France (APF), le collectif Ni pauvre, ni soumis réunit près de quatre-vingts associations d'origines diverses. Alors que le gouvernement tente d'étaler dans le temps, pour des raisons budgétaires, les promesses de revalorisation des bas revenus, ces associations affirment "l'urgence d'un revenu d'existence" pour toutes les personnes éloignées ou exclues de l'emploi en raison de leur état de santé.

DÉGRADATION DES CONDITIONS DE RESSOURCES

A quelques jours de cette action, Nicolas Sarkozy a pris les devants en confirmant, mardi 25 mars à Tarbes (Hautes-Pyrénées), une revalorisation de 5 %, en septembre, de l'allocation aux adultes handicapés (AAH), une aide versée à un peu plus de 810 000 personnes. Vendredi, à la veille de la manifestation, Xavier Bertrand, le ministre du travail et de la solidarité, et Valérie Létard, la secrétaire d'Etat chargée de la solidarité, ont affirmé que "la politique du handicap [était] au cœur des priorités d'action" du gouvernement.

Malgré la mise en œuvre des dispositions de la loi de 2005 "pour l'égalité des droits et des chances des personnes handicapées" – un des chantiers du dernier mandat de Jacques Chirac –, les associations s'inquiètent de la dégradation des conditions de ressources. "Les lois sur le handicap ont toujours évité d'aborder la question des ressources, souligne Jean-Marie Barbier, président de l'Association des paralysés de France (APF).Par rapport à la valeur travail qui sert désormais de référence, les pouvoirs publics semblent ignorer tous ceux qui n'ont pas et n'auront jamais accès à l'emploi." De surcroît, 265 000 handicapés reconnus aptes à travailler sont sans emploi. "On ne peut se résoudre à accepter que la grande majorité des handicapés soient condamnés à vivre en dessous du seuil de pauvreté [817 euros]".

UN TAUX DE CHÔMAGE DE 19 %

Révisée en 2005, l'AAH est fixée à 628,10 euros, sans inclure les prestations de service et d'équipements liés à la nature du handicap. Alignée sur le minimum vieillesse, cette prestation, qui fait partie des "minima sociaux" d'assistance, devrait être revalorisée de 25 % d'ici à 2012 et à partir de cette année, selon l'engagement pris par le chef de l'Etat pendant la campagne présidentielle.

Le nombre de bénéficiaires étant passé de 710 000 en 2000 à plus de 800 000, l'effort financier est important. Mais il reste très en deçà de la demande des associations qui plaident pour l'équivalent d'un smic brut, soit 1280 euros par mois. L'instauration des franchises médicales depuis le 1er janvier, même plafonnées à 50 euros par an, a renforcé la crainte d'une aggravation de l'accès aux soins. D'autant que le montant de l'AAH n'accorde pas le bénéfice de la complémentaire santé de la couverture maladie universelle (CMU-C).

Dans ce dossier, le gouvernement mise sur l'insertion et le retour à l'emploi des personnes handicapées. A Tarbes, M. Sarkozy s'est inquiété d'un taux de chômage de 19 %, soit le double du niveau national. De son côté, M. Bertrand a évoqué une réforme des conditions d'attribution de l'allocation qui pourrait inclure un cumul entre AAH et revenus d'activités. Malgré la manifestation des associations, le gouvernement ne devrait préciser ses propositions que lors de la Conférence nationale du handicap, qui sera réunie le 10 juin.

Michel Delberghe

Le Monde du 29 mars 2008

vendredi, 28 mars 2008

"Priorité au projet et à l'organisation du MoDem"

1967863816.jpgLe Bureau Exécutif du Mouvement Démocrate a décidé mercredi soir de donner la "priorité au projet et à l'organisation" du parti créé dans la foulée de la présidentielle, avec un premier Conseil National le 14 mai. "La priorité est au projet et à l'organisation", a déclaré François Bayrou à l'issue de la première réunion des instances nationales depuis les élections municipales. Une réunion des candidats et des élus du MoDem aux municipales aura lieu le 26 avril à Paris. Elle sera suivie d'un Conseil National le 14 mai, qui sera chargé de ratifier un règlement intérieur pour l'organisation des mouvements départementaux. Des représentants de l'exécutif, dont François Bayrou, iront à partir de la semaine prochaine dans tous les départements pour faire la radiographie des attentes et parler avec chacun du bilan des élections municipales.

Le Bureau Exécutif du Modem, composé d'une trentaine de membres, a tiré un premier bilan de ces élections et a relevé le score moyen de 15,9% du premier tour par les 350 listes autonomes du Modem dans les villes de plus de 10.000 habitants, avec des pointes entre 16% et 32% dans plusieurs villes. Le MoDem a gagné 34 villes de plus de 10.000 habitants, 15 au premier tour et 19 au deuxième, et y a recensé près de 1100 élus, un bilan jugé positif.
François Bayrou reconnait une "difficulté de communication" autour du "choix stratégique fondamental du MoDem", qui considère que le "centre indépendant peut parler avec les deux acteurs politiques principaux". Les alliances au cas par cas conclues par le MoDem entre les deux tours, tantôt avec l'UMP tantôt avec le PS, avaient en effet suscité de sévères critiques. "Alors que l'idée de pouvoir dépasser les frontières marque des points dans l'opinion, au deuxième tour il y a de nouveau une crispation sur le droite-gauche, qui a été une difficulté pour nous", a-t-il reconnu. Mais il a estimé que "l'horizon électoral" était désormais plus favorable, avec les élections européennes (2009) à la proportionnelle.
La proposition du Premier ministre François Fillon de modifier le mode de scrutin aux régionales constitue par ailleurs une "ouverture possible". "Nous avons maintenant du temps pour organiser le mouvement et mettre à jour le projet qui doit être créatif, durable et humaniste. la France a besoin d'un choix politique indépendant et construit."
Le Bureau Exécutif du MoDem a relevé l'impasse des projets PS et UMP, l'un et l'autre loin des attentes des Français.


mercredi, 26 mars 2008

Gilles Deleuze C comme Culture.

jeudi, 20 mars 2008

Prévention santé. Dépistage, prostate, ostéoporose, ménopause, mongering,

Texte et film d'une rare modernité, la médecine n'a jamais été aussi "Knockienne" qu'aujourd'hui. Toujours disponible en DVD, à ne pas manquer.

Dans cet extrait, Knock fait miroiter au pharmacien des revenus mirobolants, et explique, avant même l'invention du concept de "disease mongering", à quel point l'état de bonne santé est un leurre : si le marché des malades est trop étroit, il suffit d'inventer des maladies !

Les campagnes actuelles de dépistage de l'ostéoporose ou du cancer de la prostate mettent en application ce principe : persuader des biens portants qu'ils pourraient être malades sans le savoir et qu'une action médicale préventive pourrait améliorer leur sort. Et tout cela bien que les données scientifiques disponibles n'en apportent aucune preuve, voire leurs donnent tort

Knock is back

Dr Dominique Dupagne
www.atoute.org

Sur la route, ralentissez, 2

Sur la route, ralentissez!

PS/SARKOZY contre BAYROU.

Jean-Paul HUCHON et les alliance du PS : verts, communistes, Modem.

mardi, 18 mars 2008

"Le spectre politique français est en mouvement et la question du pluralisme est centrale" souligne François Bayrou

1364110749.jpgLaure Espieu, journaliste à Libération, s'est entretenue avec François Bayrou au lendemain des élections municipales. Dans un article daté du 18 mars 2008, le président du Mouvement démocrate livre une première analyse des résultats électoraux et ébauche les perspectives à venir pour "faire naître une organisation politique nouvelle, à partir d’une génération politique nouvelle." Revenant sur les municipales, des élections qu'il juge très "dures", le président du Modem a noté "nous avons enregistré en moyenne 15 % des voix dans les villes où nous nous sommes présentés. Ce n’est pas mal. C’est un premier pas." Interrogé sur les attaques dont le Modem est la cible, François Bayrou a souligné que "l’affrontement dure depuis des décennies entre ceux qui estiment qu’il n’y a de possibilité d’exister pour le centre qu’en étant forcément aligné, et moi et mes amis qui depuis longtemps plaidons pour l’autonomie" tout en réaffirmant sa détermination à constituer "une proposition différente". La signification nationale des scrutins de mars "donne une impression d’instabilité et d’affrontement perpétuel dans le pays" souligne François Bayrou qui ajoute que "le spectre politique français est en mouvement, et la question du pluralisme est centrale. Je ferai tout pour qu’en France, on dépasse ces antagonismes d’un autre temps."

Le président du Modem a par ailleurs confié à Libération le travail essentiel qui l'attend, "le travail programmatique" afin "d'énoncer les questions qui se posent aujourd’hui à la France, définir nos réponses. Et puis, derrière arrive l’organisation. Département par département, nous allons sélectionner les personnalités qui seront demain nos acteurs locaux"."Il y a la France qui change et les démocrates qui deviennent essentiels dans le jeu politique français" a-t-il ajouté.

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