lundi, 16 juin 2008

Tous dans l'action le 17 juin !

Temps de travail, retraites, dialogue social, toute la CFDT se mobilise le 17 juin pour défendre les salariés.

Toute la CFDT se mobilise massivement le 17 juin pour une journée d’action. Parce que le gouvernement veut imposer la déréglementation de la durée du travail, méprise le dialogue social et qu’il traite à la légère le Rendez-vous 2008 de la réforme des retraites, CFDT et CGT sonnent le branle-bas de combat.

En attaquant le temps de travail, le gouvernement prend de front les salariés et trahit ses engagements de transposer la position commune sur la représentativité. La riposte s’impose et le gouvernement ne laisse pas le choix du calendrier tandis qu’il ne bouge pas d’un iota sur les retraites malgré la pression de la rue du 22 mai.

Dans la position commune du 9 avril sur la représentativité syndicale – signée par la CFDT, la CGT, le Medef et la CGPME –, l’article 17 prévoyait, à titre expérimental, la possibilité, par accord d’entreprise majoritaire, de fixer un nombre d’heures supplémentaires plus élevé que le contingent actuel. Mais, au lieu d’une transposition du texte à laquelle il s’était engagé, le gouvernement se livre à une attaque en règle contre les 35 heures remettant en cause des pans entiers de la législation du travail et faisant du temps de travail un élément de concurrence entre les entreprises. On peut imaginer les dégâts sur la santé des salariés : des heures supplémentaires permettant des semaines de 48 heures, six jours de travail sur sept, des forfaits imposés jusqu’à 282 jours de travail par an…

En voulant contenter sa majorité, le gouvernement, pour des raisons idéologiques, renie ses engagements et provoque des effets collatéraux dévastateurs. « Pour la première fois dans l’histoire des relations sociales en France, les deux premières centrales syndicales – la CFDT et la CGT – et les principales organisations patronales, posaient les jalons d’une culture du dialogue et de la négociation », indique François Chérèque dans une tribune parue dans Le Monde. Et voilà que le gouvernement dynamite tout l’édifice, renvoyant la CFDT et la CGT « à leurs banderoles », selon l’expression du secrétaire général. En demandant au gouvernement de s’en tenir au texte initial, la présidente du Medef a aussi compris le danger. D’autant que l’archaïsme de nos relations sociales nuit à la compétitivité de notre pays, comme l’attestent de nombreux spécialistes.

Ce sera donc dans le rapport de forces que la CFDT défendra son syndicalisme de dialogue. Pour le respect des salariés, la CFDT sera massivement dans l’action le 17 juin !

Philippe Réau

Tour de France des SansRien, dit : "LES INVISIBLES EN MARCHE"

Face aux attaques dont nous sommes les premières victimes, nous, précaires, malades, handicapés et retraités, avons décidés de nous mettre en marche.

 Un tour de France à donc été décidé, et nous vous demandons de nous faire savoir votre intention de nous soutenir afin d’affirmer votre solidarité face à notre combat.

 Pour beaucoup d’entre nous entendre des phrases comme « Travailler plus pour gagner plus » est humiliant, insultant, car encore faudrait il avoir accès à l’emploi ;

 Encore faudrait il pouvoir « travailler plus » quand ont est caissière, femme de ménage ou autre, que l’ont travaille en horaire décalés,

 Encore faudrait il pouvoir quand on est maman, et que l’on élève seule un ou plusieurs enfants ; faire garder, et encadrer ses enfants, sans que cela « coûte » sur un budget déjà minimaliste, qui permet juste de survivre,

 Quand on est handicapés, malade, retraités, ou en fin de vie ;

Nous devrions avoir  le droit de vivre une vie digne, à l’heure ou l’état nous refuse le droit à l’euthanasie, les mêmes permettent notre assassinat collectif, car l’énergie que l’ont met dans notre survie et celle de nos enfants est autant d’énergie de moins à combattre la maladie.

 Difficile un suivi médical, oubliés les soins dentaires, les suivis ophtalmologiques, beaucoup ne voit plus le médecin que dans l’urgence, que dire des besoins essentiels alimentaires et vestimentaires.

 Nous sommes devenus les rois des systèmes D, mais aujourd’hui, ils ne suffisent plus.

 La précarité ne s’annonce pas, elle peut vous toucher, demain, et ne plus vous permettre d’aller travailler, rendre le quotidien et l’éducation de vos enfants dans de bonnes conditions, impossible, qu’il vous devienne difficile d’assumer votre rôle de parent, et si elle ne vous touche pas, la vieillesse elle, arrivera.

Car la maladie comme le handicap, n’ont jamais la décence d’attendre que nos enfants soient grands.

Nous espérons que vous nous aiderez dans cette action, nous avons besoin de mobiliser un maximum de personnes, de faire qu'elles soient "acteur" de cette action, qu'elle devienne la leur, une façon de se remettre debout, de se réinscrire en tant que citoyen et membre à part entière de notre société.

Nous entrons en lutte contre tout les  « faiseurs » de misère »,

Nous demandons à être reçus par Mr Sarkosy, afin de lui remettre un cahier de doléance, remplit par tous, étapes après étapes, une demande de RDV doit déjà lui être parvenue.

 
Nous sommes :

Des salariés; précarisés par des salaires de misère qui ne suffisent plus de logement, de nourriture, de chauffage et d'eau ;

Des femmes, des hommes seuls, qui élèvent un ou plusieurs enfants, et qui avec un SMIC doivent pourvoir aux frais primaires (logement, nourriture, chauffage, eau) mais aussi aux frais de garde des enfants, de cantine, et de transport.

Des personnes handicapées qui ne peuvent vivre dignement, juste tenter de survivre avec une allocation d'adulte handicapé, ou une pension d’invalidité qui n'atteint même pas l'équivalent d'un SMIC. A l’heure où

l’Etat nous refuse le droit à l’euthanasie, les mêmes permettent notre assassinat collectif, car l’énergie que l’on met dans notre survie et celle de nos enfants est autant d’énergie de moins à combattre la maladie.

Difficile un suivi médical, oubliés les soins dentaires, les suivis ophtalmologiques, beaucoup ne voient plus le médecin que dans l’urgence, que dire des besoins essentiels alimentaires et vestimentaires ?

Savez-vous que la maladie, le handicap, n’ont pas la décence d’attendre que nos enfants soient grands ?

Des enfants ; privés de culture, pour qui aucun loisir n'est possible, qui jamais ne partent en vacances encolo, et encore moins en famille, qui ne savent pas comment est faite une salle de théâtre, de concert.

Il y a des pères, des mères sans enfants, la société les leur a pris, Ils n’étaient pas mauvais parents pourtant, mais l'assistante sociale leur a dit que c'était mieux pour eux, Ils auront un toit, un lit des habits et à manger, mais seront ils heureux ? Avec 200 ou 300€ de plus par mois, ils seraient encore dans leur maison, ensemble, mais voilà; maman et papa sont à la rue, et les enfants sont perdus.
Et on donnera 1000€ ou plus à une famille pour accueillir ces enfants ; ça donne envie de hurler, c’est la société qui devrait avoir honte, pas eux.

Des personnes âgées, qui se laissent tomber, des suicidés laissant des orphelins ou des parents désespérés, des chômeurs, des Rmistes, des intérimaires, ou encore des malades, des Handicapés, des travailleurs précaires, à temps partiel, des intermittents du spectacle ; des étudiants, des sans-papiers.

Voilà notre TRIBU, celle dont ont se revendique.

 http://www.sansrien.net/

 

 

samedi, 26 avril 2008

F. BAYROU : "Je crois à l'humanisme et à la justice."

682247226.jpgFrançois Bayrou, a jugé samedi que "Les réformes sont indispensables, mais elles ne peuvent pas se payer au prix de l'injustice". Je ne comprends pas cette obsession du gouvernement et de sa majorité de faire payer la solidarité par ceux qui ont moins, et de ne pas mettre à contribution ceux qui ont plus", a-t-il ajouté en citant plusieurs exemples tirés de l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy jeudi soir dernier. Pour lui, la "justification des franchises médicales par le financement des recherches sur la maladie d'Alzheimer est une présentation publicitaire, de la communication". Même si c'était vrai, il serait profondément choquant de demander aux seuls malades, plutôt qu'aux biens portants, de financer la recherche sur cette maladie". François Bayrou s'est de nouveau élevé contre le financement de la généralisation du Revenu de solidarité active (RSA) par un redéploiement partiel de la Prime pour l'emploi (PPE): "nous ne considérons pas qu'il soit socialement juste ni acceptable de faire payer la solidarité par les plus pauvres ». Il a aussi dénoncé la diminution "brutale" des allocations familiales pour les enfants entre 11 et 14 ans. Entre un "projet de société fondé sur l'assistance sur notre gauche, et un projet fondé trop souvent sur l'arrogance sur notre droite, il y a un immense espace pour le projet de société défendu par le MoDem. Nicolas Sarkozy a dit jeudi soir: je crois au capitalisme et à la mondialisation. Moi je crois à l'humanisme et à la justice!"


François Bayrou : la proposition de financer le RSA par la PPE est "injuste" et insoutenable."

445586635.jpgFrançois Bayrou a jugé vendredi "injuste" et "insoutenable" la proposition de Nicolas Sarkozy de financer une généralisation du Revenu de solidarité active (RSA) par un redéploiement partiel de la Prime pour l'emploi (PPE). "Dans l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy jeudi soir, il y a eu une seule proposition, celle qui concerne le Revenu de solidarité active, et cette proposition est insoutenable",

Le chef de l'Etat a annoncé jeudi soir que "le RSA se fera en en maîtrisant le coût, parce qu'on va redéployer une partie du coût de la prime pour l'emploi", créée en 2001 et versée aux titulaires de bas salaires.
"C'est donc aux salariés les plus modestes, aux travailleurs pauvres, qu'on demande de financer ce geste de solidarité!". "le RSA est évidemment parfaitement fondé, mais la solidarité ne peut pas être mise à la charge des plus pauvres, sans qu'il soit fait appel en quoi que ce soit aux plus riches".... "Cette proposition est impossible à soutenir .... et elle ne sera pas mise en application", car "c'est tellement injuste que les Français ne l'accepteront pas", a-t-il jugé.
Cette proposition "va exactement dans le sens inverse de la revalorisation du travail" prônée par M. Sarkozy.

jeudi, 24 avril 2008

Si l'hiver est passé la misère n'est pas moins pénible au soleil.

 Par Pscaline FURET

 Chers amis,
comme vous l'avez peut-être entendu ou vu  dans les médias la trèvehivernale c'est achevée en mars. Cela n'implique pas uniquement la reprise des expulsions locatives mais également la fin des dispositifs d'urgence renforcés en période froide.
Entre autre la campagne des restos du coeur s'est achevée. Une fois de plus le nombre de bénéficiaire augmente tant au national que sur notre secteur du Val Maubuée.
1852131517.JPGEn tant que travailleur social je touche du doigt au quotidien la détresse et le dénuement matériel importants de nombre de familles. A ce jour les ressources du département et des municipalité sont largement insuffisantes et nous devons nous appuyer sur le réseau associatif. Celui-ci est constitué, pour tout le secteur (Lognes, Torcy, Noisiel, Emerainville, Champs sur Marne) de deux assocaitions: le secours Catholique et le secours populaire. Je suis particulièrement en lien avec le secours catholique (qui intervient auprès de tous, sans distinction).
Ces derniers manquent de tout et surtout des produits de base. Aussi je me permets de faire appel à votre générosité pour les aider à soutenir toutceux qui en ont grand besoin. Vous pouvez apporter de l'huile, du sucre, des salades en conserves, des couches pour bébé, des vêtements ou chaussures....tout cela sera bienvenue car même si l'hiver est passé la misère n'est pas moins pénible au soleil.

l'antenne du secours catholique est située 9 cours des 2 parcs à Noisiel.
Elle est ouverte le mardi de 14h à 17h, jeudi 9h15 à 11h30 et de14h à 16h.
Merci à tous

dimanche, 30 mars 2008

Les personnes handicapées réclament un revenu "d'existence"

Trente mille personnes - moitié moins selon la police -, pour beaucoup handicapées, malades chroniques, invalides ou accidentées du travail, ont participé, samedi 29 mars à Paris, à une grande manifestation nationale, à l'appel du collectif Ni pauvre, ni soumis qui réclame une hausse substantielle de leurs allocations. L'Elysée a accepté de recevoir une délégation à l'issue du défilé entre la République et l'Opéra.

Lancé par l'Association des paralysés de France (APF), le collectif Ni pauvre, ni soumis réunit près de quatre-vingts associations d'origines diverses. Alors que le gouvernement tente d'étaler dans le temps, pour des raisons budgétaires, les promesses de revalorisation des bas revenus, ces associations affirment "l'urgence d'un revenu d'existence" pour toutes les personnes éloignées ou exclues de l'emploi en raison de leur état de santé.

DÉGRADATION DES CONDITIONS DE RESSOURCES

A quelques jours de cette action, Nicolas Sarkozy a pris les devants en confirmant, mardi 25 mars à Tarbes (Hautes-Pyrénées), une revalorisation de 5 %, en septembre, de l'allocation aux adultes handicapés (AAH), une aide versée à un peu plus de 810 000 personnes. Vendredi, à la veille de la manifestation, Xavier Bertrand, le ministre du travail et de la solidarité, et Valérie Létard, la secrétaire d'Etat chargée de la solidarité, ont affirmé que "la politique du handicap [était] au cœur des priorités d'action" du gouvernement.

Malgré la mise en œuvre des dispositions de la loi de 2005 "pour l'égalité des droits et des chances des personnes handicapées" – un des chantiers du dernier mandat de Jacques Chirac –, les associations s'inquiètent de la dégradation des conditions de ressources. "Les lois sur le handicap ont toujours évité d'aborder la question des ressources, souligne Jean-Marie Barbier, président de l'Association des paralysés de France (APF).Par rapport à la valeur travail qui sert désormais de référence, les pouvoirs publics semblent ignorer tous ceux qui n'ont pas et n'auront jamais accès à l'emploi." De surcroît, 265 000 handicapés reconnus aptes à travailler sont sans emploi. "On ne peut se résoudre à accepter que la grande majorité des handicapés soient condamnés à vivre en dessous du seuil de pauvreté [817 euros]".

UN TAUX DE CHÔMAGE DE 19 %

Révisée en 2005, l'AAH est fixée à 628,10 euros, sans inclure les prestations de service et d'équipements liés à la nature du handicap. Alignée sur le minimum vieillesse, cette prestation, qui fait partie des "minima sociaux" d'assistance, devrait être revalorisée de 25 % d'ici à 2012 et à partir de cette année, selon l'engagement pris par le chef de l'Etat pendant la campagne présidentielle.

Le nombre de bénéficiaires étant passé de 710 000 en 2000 à plus de 800 000, l'effort financier est important. Mais il reste très en deçà de la demande des associations qui plaident pour l'équivalent d'un smic brut, soit 1280 euros par mois. L'instauration des franchises médicales depuis le 1er janvier, même plafonnées à 50 euros par an, a renforcé la crainte d'une aggravation de l'accès aux soins. D'autant que le montant de l'AAH n'accorde pas le bénéfice de la complémentaire santé de la couverture maladie universelle (CMU-C).

Dans ce dossier, le gouvernement mise sur l'insertion et le retour à l'emploi des personnes handicapées. A Tarbes, M. Sarkozy s'est inquiété d'un taux de chômage de 19 %, soit le double du niveau national. De son côté, M. Bertrand a évoqué une réforme des conditions d'attribution de l'allocation qui pourrait inclure un cumul entre AAH et revenus d'activités. Malgré la manifestation des associations, le gouvernement ne devrait préciser ses propositions que lors de la Conférence nationale du handicap, qui sera réunie le 10 juin.

Michel Delberghe

Le Monde du 29 mars 2008