mardi, 17 mars 2009

19 mars: tous à la manif!!!

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jeudi, 12 mars 2009

L'"ATELIER" DE L'ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE.

METIER.gifReportage de Canal Coquelicot pour le magazine Éco Sphère du 19 novembre 2008.


L'ATELIER :

Interviews de Francine Bavay, Vice-présidente du Conseil régional d'Île-de-France, chargée et l'Économie sociale et solidaire et Jean-Marc Brûlé, président de l'Atelier - Centre de ressources régional de l'économie sociale et solidaire.

L'Atelier : http://www.atelier-idf.org
Canal Coquelicot : http://canalcoquelicot.fr/

 


dimanche, 22 février 2009

Pétition en ligne : Aux cotés du Planning Familial, défendons le droit à l’information, à l’éducation, à la sexualité, pour toutes et tous

planning.pngEn diminuant de 42 % dans la Loi de Finances 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d’information, d’éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective.

Par cette décision, l’Etat montre sa volonté d’abandonner les missions qui sont les siennes quant à l’accueil, l’information et la prévention concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les pratiques d’accueil et de conseil, qu’elles soient mises en oeuvre lors d’activités collectives ou d’entretiens individuels.

Ces missions d’utilité publique sont donc très clairement menacées par la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l’Etat.

Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de prévention et d’information ont besoin des relais de terrain pour être efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont primordiales !

450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil individuels et collectifs.

L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73.

L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, mais les développer.

L’Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer.

L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.

Tous ces acquis sont récents, ces droits sont fragiles, Nous avons lutté pour les obtenir, luttons ensemble pour les défendre ! Vous souhaitez soutenir Le Planning Familial, signez la pétition.

vendredi, 13 février 2009

Champs sur Marne : Le siège de Numericable occupé.

numericable.jpgUne quarantaine de personnes - des salariés et anciens salariés du câblo-opérateur Numericable, avec des membres d'un collectif de gauche - occupent depuis aujourd'hui les locaux du siège de la société à Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne), a indiqué aujourd'hui l'un des salariés.
La direction de Numericable a confirmé cette occupation, indiquant avoir "alerté les pouvoirs publics de cette situation inacceptable". Elle a affirmé que cette occupation était la conséquence d'une "tension sociale" au sein de l'entreprise, à la suite du licenciement pour faute de dix collaborateurs vendeurs à domicile (VAD), qui "enregistraient comme clients de Numericable des particuliers qui n'avaient pas souhaité s'abonner". Ces licenciements auraient "conduit à des actions violentes de certains salariés", aboutissant à leur tour "à quatre licenciements pour faute".
Les occupants, installés dans les locaux de la société depuis ce matin, demandent "la réintégration des personnes licenciées pour avoir rejeté un avenant" à leur contrat, le "licenciement économique de tous les VAD qui le souhaiteraient" ou encore "l'annulation de tous les avenants au contrat de travail signés sous la contrainte".

jeudi, 29 janvier 2009

GREVE DU 30 JANVIER

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SARKOZY NE PEUT PAS ECOUTER TOUS CEUX QI SE PLAIGNENT.

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dimanche, 11 janvier 2009

Seine-et-Marne : Les MICRO-CRECHES vont se multiplier

Une idée qui fait sont chemin : dans le programme municipal de "Ensemble changeons Noisiel", nous proposions de créer des micro-crèches dans les quartiers délaisés par la politique de concentration des équipements engagée par la Municipalité actuelle. Nous sommes heureux de constater que le Conseil général 77 a lancé un programme de création de ces équipements qui présentent l'avantage d'être beaucoup moins coûteux que les crèches collectives et beaucoup plus souples à mettre en oeuvre.

Bébés.jpgDepuis 2005, le conseil général a créé 703 places en crèches. Il mise désormais sur les micro-structures privées, très pratiques. La première vient d’ouvrir à Bussy.

Petit à petit, le retard se comble. L’année dernière, 219 places de crèches ont été créées dans le département. Une bonne nouvelle pour les parents, mais aussi pour le conseil général qui avait lancé en 2005 le plan 1 000 Places pour la petite enfance en Seine-et-Marne.
Et lors de la dernière séance plénière, les élus ont accepté de soutenir un nouveau mode de garde : les micro-crèches.

La première du département vient d’ouvrir à Bussy-Saint-Georges et accueille 8 petits . D’autres projets sont à l’étude. Champagne-sur-Seine pourrait en être doté d’ici à la fin de l’année, tandis que Puisieux et Douy-la-Ramée envisagent une structure de ce type pour 2010.

« Une prise en charge de qualité »

« Ce sont vraiment des solutions intéressantes pour l’avenir, surtout dans nos communes rurbaines, commente Danièle Querci, vice-présidente PS du conseil général chargée de la petite enfance. Ce type de structures offre peu de places, mais une prise en charge de qualité, ce qui peut également intéresser les villes pour compléter l’offre. »

En tout, depuis 2005, 703 places ont été créées. Ce qui porte le nombre de places dans l’ensemble du département à 7 614, dont 2 814 places en structure multi-accueil, 443 dans des haltes-garderies, 4 357 dans des crèches collectives et 3 725 dans des crèches familiales. En plus des crèches classiques et des micro-crèches, d’autres projets nouveaux intéressent le département. Bussy-Saint-Georges, longtemps en retard, est maintenant une commune à la pointe puisqu’elle accueille la première crèche privée avec délégation de service public. Une façon simplifiée pour une commune de créer des places, tout en obtenant quand même l’aide du conseil général.

...

Une Maison de l'Enfance et de la Famille c'est bien pour l'affichage.

Les micro-crèches c'est bien pour les parents qui travaillent.

 

samedi, 27 décembre 2008

Oui à la diversité, mais à toutes les diversités, y compris le handicap

Par Monique PELLETIER et Edouard BRAINE.

Oui, les Etats-Unis ont un président noir. Pour autant, Barack Obama n'a pas été élu à cause de sa couleur de peau. Oui, plus de soixante ans auparavant, le président Roosevelt avait exercé la fin de son second mandat présidentiel en fauteuil roulant. Quant à l'Allemagne, elle a, depuis près de vingt ans, un ministre important en fauteuil roulant. Wolfgang Schäuble, ministre de l'intérieur de la coalition d'Angela Merkel, ne doit aucunement son poste à sa paraplégie, mais à sa constante réélection au Bundestag et à sa brillante carrière ministérielle.

Non, la France n'a aucun élu de premier plan qui soit "venu d'ailleurs" ou "différent" du fait de son handicap. L'ouverture à la diversité, ce chantier nouveau, engagé tout récemment par le président Sarkozy, concerne la diversité ethnique. Et c'est très bien. Quant au handicap, domaine où nous sommes, hélas ! la lanterne rouge en Europe, aucun ministre ne porte un handicap visible, sauf le précédent cruel d'un secrétaire d'Etat chargé précisément du handicap et convaincu de malhonnêteté. Dans la fonction publique, quelques nominations modestes, celle, à Cahors, d'un secrétaire général de préfecture ou, dans le Kurdistan irakien, d'un consul, tous deux en fauteuil roulant, ont été accueillies comme de véritables "novations".

Chez nous, la non-conformité à la norme, qu'il s'agisse de couleur de peau ou d'apparence et de comportements différents, suscite encore des réactions de gêne, de rejet ou d'hostilité plus ou moins avouées.

Pour autant, discrimination raciale et ostracisme envers le handicap relèvent de logiques distinctes. Racisme, colonialisme et antisémitisme ont été les enjeux de combats politiques. Rien de tel pour les handicapés. D'où vient cette "marginalité aggravée" dont souffre en France le handicap ? Comment expliquer que la patrie des droits de l'homme affiche un retard important sur tous ses voisins et même sur l'Espagne franquiste, dont la législation en matière d'accessibilité des bâtiments et de la vie quotidienne remonte à 1939 ? Comment comprendre le décalage total entre, d'une part, l'excellence de notre médecine et de notre système de protection sociale, ou encore le succès des campagnes caritatives et, d'autre part, le désintérêt dont fait l'objet le handicap ?

UN PROBLEME BIEN FRANCAIS.

Les parents d'enfants trisomiques et autistes savent la quasi-impossibilité de donner à leurs enfants une scolarisation réelle et recherchent des solutions en Suisse, en Belgique ou dans les pays nordiques. Les personnes gravement handicapées psychiques représenteraient 40 % des sans-domicile-fixe et plus de 30 % des détenus, car la fermeture des asiles psychiatriques n'a pas été suivie de la création de centres ouverts susceptibles de prendre leur relais.

Pour la "très grande dépendance" nécessitant une prise en charge intégrale, aucune offre suffisante de solutions n'existe en France. Les familles concernées qui en ont les moyens font soigner leurs infirmes majeurs hors de France. Les usagers de fauteuil roulant ayant la chance de voyager en Europe savent qu'ils peuvent prendre un bus ou un taxi à Londres, mais pas à Paris. S'ils sont adeptes des bains de mer, ils choisiront les plages d'Espagne, dont l'accès est systématiquement aménagé.

Les indicateurs statistiques concernant l'accessibilité, le taux d'emploi, la scolarisation ou les études supérieures, en un mot, l'intégration des personnes confrontées au handicap au sein de la cité, confirment l'existence d'un "problème français". Une explication serait que notre approche universaliste des droits de l'homme ait débouché sur une difficulté à offrir un traitement catégoriel à certains. Un "intégrisme de l'égalité" a conduit à un refus absolu du communautarisme et de toute discrimination positive.

Réputés égaux en droit avec les autres citoyens, 5 % à 8 % de nos compatriotes, directement touchés par le handicap, ne sont ni bien organisés ni jusqu'à présent relayés par des porte-parole à la dimension de leur importance numérique. Marginalisés, souvent divisés en fonction des catégories de handicap, affiliés à des associations concurrentes qui se disputent subventions et bonnes grâces gouvernementales, ils paraissent globalement résignés à une prise en charge où l'assistanat s'accompagne d'un discours compassionnel commun à beaucoup d'acteurs de la vie politique.

QUESTIONS ICONOCLASTES

Le phénomène du handicap, porteur d'images de faiblesse, de difformité, voire de mort, est gênant pour une société qui répugne à le voir et à le connaître. Il souffre de deux dialectiques négatives, marginalise les personnes handicapées, voire légitime leur exclusion : la première illustre le paradigme hégélien du maître et de l'esclave, où les exclus s'accommodent de leur statut d'assistés ; la seconde découle de la difficulté que nous éprouvons en France à prendre en compte concrètement le handicap : nos villes, nos équipements publics, nos écoles et universités, nos moyens de transport étant largement inaccessibles aux personnes handicapés, celles-ci ne sont guère visibles. Leur absence physique (et électorale) justifie leur oubli...

L'indispensable changement de regard et d'attitude passe par une meilleure connaissance du handicap. Et des questions iconoclastes méritent d'être posées : quelle réalité recouvre le vocable général et vague de "handicap" ? N'y aurait-il pas lieu d'introduire des distinctions permettant de différencier le traitement des problèmes, selon la capacité d'autonomie des personnes concernées ? Ces personnes, victimes d'un handicap mais autonomes ne devraient-elles pas être réellement intégrées à notre vie sociale, professionnelle et politique, sans que cela pose problème?

Comment surmonter la segmentation du traitement de ce dossier que se partagent quelques grandes associations regroupant les victimes du handicap par pathologies et, à côté, un trop grand nombre d'instances étatiques et territoriales aux pouvoirs et aux moyens dispersés ? Comment, enfin, éviter que la départementalisation de ces affaires ne s'accompagne d'une différence de traitement au gré des conseils généraux, sans réelle cohésion politique d'ensemble ?

Le chantier du handicap demeure donc en friche sans que les ambitions affichées par le législateur en 2005 et dans le discours présidentiel du 10 juin aient débouché sur un changement des mentalités et des comportements. En vue de rattraper notre retard, le Conseil national handicap joue un rôle de laboratoire d'idées dans la réflexion collective qui s'impose sur un grand sujet de société que le vieillissement de la population ne permettra pas d'éluder éternellement.

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Monique Pelletier, présidente du Conseil national handicap, administratrice du Conseil national handicap et ancienne ministre

Edouard Braine, Avocat au barreau de Paris

LE MONDE | 25.12.08

http://abonnes.lemonde.fr/archives/article/2008/12/25/...

 

jeudi, 18 décembre 2008

LA DIVERSITE : UN COMBAT.

ecole-polytechnique-5.jpgLe modèle français d'intégration ne fonctionne plus, il aggrave inégalités et discriminations plus qu'il ne les combat. Et le décalage entre le métissage de la société française et l'étroite homogénéité de ses élites est plus flagrant et choquant que jamais. Chacun peut le constater, et le président de la République l'a fait avec force, dans le discours qu'il a prononcé mercredi 17 décembre à l'Ecole polytechnique.

Le défi est donc d'y remédier. Nicolas Sarkozy avait jeté le trouble en 2003 en marquant son intérêt pour le modèle américain de discrimination positive en faveur des minorités ethniques. Les précisions apportées pendant sa campagne de 2007 n'ont guère été entendues. Il avait relancé la controverse il y a un an en demandant à Simone Veil de réfléchir à la possibilité d'introduire la notion de "diversité" dans le préambule de la Constitution. Ce qu'elle vient, sagement, de lui déconseiller.

Le chef de l'Etat a donc mis très nettement les choses au point : "Répondre au défi de la diversité en recourant à des critères ethniques ou religieux conduirait à prendre le risque de dresser les unes contre les autres des communautés rivales et à enfermer chacun dans son identité et son histoire", a-t-il martelé. Avant d'ajouter : "C'est par le critère social qu'il faut prendre le problème, parce que les inégalités sociales englobent toutes les autres." On ne saurait mieux dire. Le premier président noir des Etats-Unis, Barack Obama, n'a-t-il pas lui-même souligné que ses filles "n'ont pas besoin de discrimination positive", alors qu'il y a "des enfants de Blancs pauvres qui ont besoin d'être aidés" ?

Le terrain ainsi clarifié et dépassionné, reste à passer aux actes. Les pistes tracées par M. Sarkozy - éducation, accès à la fonction publique, CV anonyme dans les entreprises, incitation à la diversité dans les grands médias ou les partis politiques... - s'imposent. Mais cela fait des années qu'elles sont évoquées, sans succès. Le plan d'action demandé à Yazid Sabeg, nouveau commissaire à la diversité, devrait les préciser d'ici trois mois. C'est à partir de là qu'il conviendra d'évaluer la "volonté" et la "persévérance" dont le chef de l'Etat a dit vouloir faire preuve. Et sans lesquelles une réelle égalité des chances resterait un voeu pieux.

LE MONDE | 18.12.08 | 13h12

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/12/18/diversi...

 

LA REACTION DEPATRCK WEIL :

Mieux vaudrait s'inspirer des "percentages plans" que les Américains ont mis en place au Texas ou en Floride : ils permettent aux meilleurs élèves de chaque lycée, quel que soit leur niveau, d'avoir accès aux universités d'Etat, qui sont très sélectives. Ils produisent de la diversité géographique, sociale et ethnique. Pourquoi ne pas appliquer ce système, en France, dans les établissements qui sélectionnent à la sortie du bac comme les prépas, les IUT ou les instituts d'études politiques ? On pourrait également modifier voire supprimer les épreuves des concours les plus discriminantes comme la culture générale et, surtout, les langues vivantes : la culture générale parce qu'elle fait appel à des notions que l'on apprend dans les milieux favorisés et les langues vivantes parce qu'il n'y a pas meilleur apprentissage que les séjours à l'étranger, qui ne sont pas accessibles aux milieux populaires. Il faut, bien sûr, maîtriser les langues mais il faut les apprendre au cours de sa formation, et non être sélectionné sur cette base. Il faudrait aussi que dans les concours de la fonction publique et des grandes écoles, le coût des oraux soit pris en charge : quand vous êtes admissibles et que vous habitez La Réunion ou même Nice, il est très coûteux de venir passer quelques jours à Paris pour passer un oral.

SARKOZY ET LA DIVERSITE : Azouz Begag : «Sarkozy n'a fait que reprendre ce que Chirac, Villepin et moi-même avons mis en place»

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Azouz Begag, ex-ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances sous Villepin réagit aux annonces de Nicolas Sarkozy à Palaiseau sur la diversité…

Le Président a nommé un commissaire à la Diversité et à l’Egalité des chances. Qu’en pensez-vous?

C’était tout de même plus valorisant d’être ministre délégué, qui plus est auprès du Premier ministre! Honnêtement, Nicolas Sarkozy a donné l’impression d’être à l’initiative de quelque chose alors que c’est le gouvernement de Dominique de Villepin qui a institutionnalisé l’esprit de l’égalité des chances.

C’est-à-dire?

La philosophie des élèves boursiers dans les grandes écoles, ça n’a rien de nouveau. Jacques Chirac avait déjà demandé aux classes prépa d’accueillir 25% d’élèves boursiers. Et la loi de mars 2006 sur l’égalité des chances a posé les bases de ce que Nicolas Sarkozy a annoncé ce mardi, comme les CV anonymes. Il aurait au moins pu avoir la courtoisie de le souligner.

Mais l’obligation des 30% d’élèves boursiers par prépa va un peu plus loin non?

Cette mesure concerne autant des enfants de paysans que des jeunes de banlieue d’origine africaine ou maghrébine. Je ne vois pas pourquoi Nicolas Sarkozy parle de «diversité» alors que ses annonces se situent uniquement sur un plan social. Il aurait mieux valu d’abord donner corps au plan banlieue de Fadela Amara. Chaque chose en son temps.

Propos recueillis par Catherine Fournier -20Minutes.fr, éditions du 17/12/2008 - 19h23

 

jeudi, 30 octobre 2008

Maison de retraite lieu de maltraitances: ouverture d'information judiciaire

MEAUX (Seine-et-Marne), 30 oct 2008 (AFP) - Le parquet de Meaux (Seine-et-Marne) a annoncé jeudi avoir ouvert une information judiciaire pour violences volontaires contre personnes vulnérables, pour faire la lumière sur les maltraitances présumées subies par des résidents d’une maison de retraite de Saint-Jean-les-Deux-Jumeaux.

Cette maison de retraite a fait l’objet d’un reportage de l’agence Capa, diffusé la semaine dernière sur France 2. A la suite de la diffusion, la secrétaire d’Etat à la Solidarité, Valérie Létard, avait annoncé l’ouverture de deux enquêtes, judiciaire et administrative. Le documentaire dénonçait la "pénurie de main d’oeuvre" et montrait des images de "maltraitance passive" : soignants qui brusquent les résidents et menacent de les attacher, personnes âgées laissées nues dans leur chambre, d’autres qui n’ont pas reçu de soins depuis deux semaines, ou sont abandonnés devant la télévision. Une enquête conduite par la brigade de recherches de La-Ferté-sous-Jouarre a été diligentée par le parquet. Selon une source judiciaire, les gendarmes ont notamment demandé à l’agence Capa, sans succès, les bandes originales non floutées filmées en caméra caché par la journaliste. Il appartient désormais au juge d’instruction d’aller plus avant dans l’identification des auteurs des maltraitances.


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